Politiques, Philosophies et débats

  • De la vie, et des Embrouilles

    De la vie et des Embrouilles

    Moi ! Curieusement je trouve ce monde très bruyant
    Un monde où tout se dit, une chose et son contraire
    S'il y avait un prophète il ne serait pas entendu
    Son message serait perdu dans les bruits médiatique

    Les médias sont des bavardages avec le mur de l'incompréhension?
    Non je suppose toujours que vous avez un cœur et une âme
    Qui soient accessible à des mots simples mais riches de sens
    J'ignore en vous, celui qui achète et qui vends ses rêves

    Y aurait-il un sens à la vie dans le bourdonnement de la ruche
    Vous savez se que vous savez, mais savez-vous d'où vient l'info?
    L'agence de COM, c'est une agence qui communique à flux continu
    Que pensez vous de la dernière information qui sort de ma moulinette

    D'où qu'elles viennent, les nouvelles sont toujours mauvaises
    Parfois en me levant, je pense à cette chanson de Stéphan Eicher
    Un jour qui vient, ce n'est pas pire qu'un jour qui est déjà passé
    Calme matin, où j'oublie les guerres, les racismes et le chômage

    Non Nous ne vivons plus, l'époque heureuse de nos rêves
    Celle-là ! Où on vous écoutait parler et on échangeait des idées
    Un monde, où on rêvait ensemble et on projetait en commun
    Oui! Nos lendemains, ils seraient sûrement mieux, car c'était écrit

    Notre monde marchand, des rentiers c'est  celui qui vends de tout
    Il vends des rêves de gadgets comme des drogues pour hallucinés
    La télévision de masse, qui lave sans honte les cerveaux plus blanc
    C'est aussi un phénomène d'endoctrinement passif et d'anonymat

    Le silence parfois, je le sais il me permet de faire le point en moi
    Mais il est dur pouvoir de parler à des connexions de réseaux
    Je vois des fous connectés, qui m'ignorent dans les transports
    Préférant des messages, aux  amis connectés, plutôt qu'au voisin

    je tapote, je tapote... Oui! je papote, mais déjà j'ai un sentiment de vide
    La poésie, toute celle-là que je laisse ici et maintenant sur le site TLP
    Ce n'est jamais qu'une des forme d'un langage poétique ancien
    Qui sont eux- mêmes issus de formes orales déjà très anciennes

    Alors je vous le dis! Pour parler à des gens de la tribu Poétique
    Il vaut mieux leur dire, des choses qui soient plutôt bien écrites
    Sur un support simple, où l'on ne peut zapper, et regarder ailleurs
    La poésie permet l'usage d'un temps de parole, celui de vos âmes

    Paris le 17 septembre 2016

  • Fin de siècle

    Fin de siècle

    Je prie un Dieu, cela  sans espoir  
    Je crie ma peur, dans le noir  
    Brouillards monotones sur une tombe  
    Tristesse  et crépuscule  immonde  
    Pour ce siècle  hécatombe  

    Dominations, par les rêves, la frayeur et la peine  
    Horreurs sans lois,  Verdun au matin blême  
    Fantômes en des temps d’automne  
    Un citadin les pieds dans la glèbe  
    Dans cette terre que l’on abandonne  

    Terreur oblique d’un ange de ce siècle  
    La guigne présente du diablotin espiègle  
    Je prie ce Dieu que l’on dit parfois miséricordieux  

    Je crie dans ce lieu  
    Qui a toujours besoin de la sagesse d’un gueux  
    Je suis un catholique exécrable,  
    Je suis un anarchiste, sans beaucoup de convictions,  
    Notre siècle, c’est un siècle sans le bonheur de la grâce,  
    Un siècle sans beauté et sans la beauté de l’amour  

    Nous étions dans l’obligation de savoir…Oui  je savais !
    Les prisons  les camps  la mort au mauvais bout du fusil  
    Le crématoire, les chambres à gaz, la purification ethnique  
    Quand je ne serai plus là ! Priez  pour moi!
    Moi qui espérais! Moi qui attendais  le grand soir  

    Notre siècle est plein de drames  
    Notre siècle est sans âme  
    Notre siècle est plein de flammes  
    Enfants de tous les futurs  
    Sauvez-vous! Sauvez-nous!  

    Et aimez! Aimez! Aimez !  
    Aimez tout ! Aimez tous !
    Et sauvez notre Terre encore si belle  

    Bruno Quinchez (Morsang sur/orge le 3 octobre 1991)

     

  • Demain qui vient



    Demain qui vient

    Il arrive ce grand inconnu
    Celui-là dont on parle toujours
    Entre ce qui nous est établi
    Et tout ce qui devrait être aussi

    Prenez! Prenez le temps de vivre
    Avant qu'il ne vous échappe
    Dans le grand bazar des vies
    Hier est passé, demain arrive

    Y aurait-il  un lendemain ?
    De ceux qui viennent ici
    En vous surprenant encore
    Demain est un autre jour

    Les pendules qui rigolent
    Entre dix heure moins dix minutes
    Et dix heures passé de dix minutes
    Les aiguilles qui montrent

    Ma montre indocile avance
    Incorrigible donneuse d'heures
    Et la demie heure de retard
    A la pendule du sans vrais soucis

    Le matin, le temps qui passe
    Le soleil qui est déjà levé plus tôt
    Mon envie, faire la grasse matinée
    le Soleil , gérant de nos horloges

    Se battre contre un rien du tout
    Cette chose où l'on voit encore
    Les rides de la vie et l'entropie
    une idée de notre propre sculpture

    La montre qui mesure le temps
    Parfois je la sais, un temps provisoire
    Que je compare aux autres temps
    Avec parfois des petits décalages

    Bruno Quinchez Paris le 19 août 2016

  • Effrois, devant ce monde de fous

    Effrois, devant ce monde de fous


    Je vis cet effroyable silence d'un jour anodin
    Entre le bruit mécanique d'un moteur de machine
    Une mécanique aveugle qui est trop inhumaine
    Entre un ordre implacable, celui de la rentabilité

    Et l'oubli de notre vraie fragilité, nous les hommes
    Quelques buts seront à atteindre pour la croissance
    Entre la vie de Stakhanov ou la spéculation boursière
    Pauvre Marguerite une vache qui survit dans une grande usine

    Elle est destiné à produire beaucoup et destinée à mourir usée
    Oui là! J'ai très mal à ce monde de fous productivistes
    L'enfer n'est pas un mauvais rêve, c'est bien ce cauchemar
    Je pense à toutes les promesses qui nous ont été faites

    Nous mangeons maintenant, ce que nous produisons
    Je n'aime pas ce monde de dingues, je n'aime pas la merde
    Je sais seulement que la merde, c' est une valeur contemporaine
    Je n'arrive plus à vivre dans cette détresse particulière et sans vrai nom

    Paris le 18 juin 2016

  • Le poème, le poète et sa postérité

    Le poème, le poète et sa postérité

    Un jour il faudra bien que j'écrive le poème
    Le Poème avec majuscules, oui mais quel poème ?
    Celui-là dont on se souviendra longtemps pardi!
    Et sans ironie l'immortalité elle est à peu de frais

    Parmi tous les poètes géniaux, tous ceux qui écrivent
    Il y aura peut être un tout petit peu de moi
    Alors je reste ce vrai-faux modeste génial
    Être ou ne pas être, un grand bavard impénitent et prolixe

    Qui sais ce que demain, ce que ce poème sera
    Je sais ! un jour nous crevons tous sans rémissions
    Et tous nos beaux textes, alors, ils se baladent sans nous
    Sur tout les réseaux des sites d'Internet et des amis

    Je ne crois plus vraiment aux livres papiers
    Il est de plus en plus rare qu'un éditeur papier
    Prenne des risques pour un recueil de poèmes
    Internet et ses publications, il tue l'édition papier

    Moi ce jour je me souviens d'amis poètes
    et eux, ils sont maintenant déjà morts ou disparus
    Ceux-là, Ils nous parlaient de leurs poésies vivantes
    La réalité, elle est déjà beaucoup plus triviale

    Ne survivent jamais que ceux qui se placent
    Comme des coucous dans la mémoire des autres
    Dans des nids, les mémoires de ceux qui vous lisent
    La poésie c'est toujours de la mémoire en action

    Le vers est rimbaldien ou hugolien, mais le vers est là
    Entre la vraie admiration et la fidélité qui est donnée
    Je me souviens de ces amis poètes, ceux de mon passé
    Leurs âmes, elles sont encore là, présentes dans ma mémoire

    Et là! Pour Moi ou pour vous! je ne sais vraiment pas
    Si à part moi il y a celui qui vit et celui-là reste un ami fidèle
    Il y a des autres mémoires dans ce présent trop mercantile
    Qui donc parlera des amis poètes qui sont maintenant disparus

    Paris le 6 juin 2016

  • Petit commentaire pour les rêves d'un monde meilleur de ma sœur Béatrice

    Petit commentaire pour les rêves d'un monde meilleur de ma sœur Béatrice

    J'entends ma petite sœur Béatrice qui voudrait un monde meilleurs, plus écologique et plus juste, elle me dit d'aller voir un film qui s'appelle "Demain" qui parle des rêves écologistes de gentils bobos qui voient notre monde de merde, en soit c'est vrai mais j'ai déjà fait ces mêmes beaux rêves, il y a déjà une trentaine d'années, ce n'est pas pour moi une vision vraiment nouvelle, et je lui réponds que les idées les plus généreuses , elles se heurtent toujours à des réalités qui ont surtout à voir avec l'argent et la corruption qui va avec... Les plus belle idées, elles n'ont rien a voir avec l'efficacité et la rentabilité, je ne sais pas si la simple idée d'aider et de se savoir solidaire, cela sera un jour compris. La pourriture de l'âme cela commence avec cette idée bizarre, que toutes les actions faites, elles sont toutes à voir dans une perspective marchande... Oui! ce monde, il serait mieux, s'il connaissait ces notions religieuses, de là grâce, de la miséricorde, du pardon... Je sais bien que ce sont des choses incompréhensibles dans ce monde de marchands et d'individualistes forcenés... Personnellement je sais bien que je ne suis pas utile, ni efficace, ni un produit...Donc je ne suis ni rentable, ni vendable et j'ai conscience de parler comme un imbécile qui se fout totalement de ce monde des marchandises, d'un marché complètement absurde et des folies néolibérales... La réalité de la Bourse et du Trading hautes fréquences c'est bien un monde de rentiers, des vampires qui préfèrent l'argent à la réalité des âmes... Non! Je suis désolé pour ces fous, je ne suis pas un objet, je ne vends pas ce que je suis je reste hors de cette réalité marchande...

     

  • La conscience

    La conscience

     

    Comme cet étron chié
    Devant ce magasin de luxe,
    Mon cerveau est enflé
    De tous ces penseurs pédophages.

     

    Je m’agite, comment savourer ?
    Où aller parmi tous ces paradoxes ?
    Ces lèches cœurs, ces encenseurs
    Qui caressent toujours dans le sens du pelage,

     

    Je me demande, ma foi,
    Dois-je les croire toutes ces éthiques exotiques ?

    Comme le disait :

    Le présomptueux président.

    Mao qui sait tout,
     

    « La critique, doit être fondée »,
    « Elle doit, être, analytique, et convaincante »
    « Elle ne doit pas, être, brutale, Bureaucratique »,

    « Métaphysique ou Dog-matique »
     

    Citation du petit livre rouge,
    Intervention à la conférence
    Nationale du parti communiste chinois
    Sur le travail de propagande,
    Citation du 17 mars 1957,

     

    Petit, je croyais, au petit Jésus,
    Grand, je crois à l’existence de Big-Brother,
    Et demain après mes nuits,
    Je croirais, ce que me dictent
    Mes innombrables rêves,

     

    Jesuis ce dieu qui s’ignore !
    Qui, demain, sera mon gourou ?
    Qui sera ce guide
    Et quelle est cette étoile
    Pour me diriger ?

     

    Dans le fumier pourrissent,
    Toutes les convictions,
    Des quêtes sans fin
    Et sans qu’il n’y ait jamais de trêves,

     

    Et ces passés pleins
    De toutes les reliques,

    Et le présent qui me fuit !
    Ce présent, si nécessaire,
    Qui s’effiloche, qui s’enfuit

     

    Il y a mille espoirs,
    Et avant de m’endormir
    Dans ce demi-sommeil,

    Cocon dans ce lit douillet,
     

    Ce cadavre froid !
    Mort, ce monde est pareil
    Sous le soleil identique à lui-même,
    Parfois, le matin est dur,

     

    Me lever et une nouvelle journée,
    Matins froids, ciel découvert,
    Bleu froid d’hivers immaculés,

    Vers ces midis.
     

    La chaleur de l’humain
    Qui remplit, le monde aérien,
    Je suis encore ce vivant,
    Un art-gens, qui ne me sert à rien,

     

    Encore, et encore,
    Ma conscience me récite
    Mon credo prophétie, /
    Essaye encore,

     

    Tente ce que tu peux
    Et continue d’espérer dans la vie,
    Toujours et toujours
    De nouveau, je crie pourquoi ?

     

    Puis lassé des questions
    Et de toutes ces idées,
    Je me rendors, con-scient
    De ma légèreté d’âme,

     

    Ces quelques lignes
    Pour le futur fleuve,
    De tous mes ruisseaux,
    Tous ceux du passé,

     

    Bruno Quinchez (Paris 1986-Morsang sur/orge 1993-juin 1995)

     

  • Les générations

    Les générations...

    Hier déjà ! Nous avons longtemps dit de ces impérissables choses
    Dans des moments incroyables, mais d’un passé où nous étions beaux
    Comme de jeunes novices, de vraies pucelles et de frêles jouvenceaux
    Nous avons cueilli ensemble bien des fleurs, nous avons offert des roses

    Un matin de printemps, celui de jadis, nous nous plongions dans nos yeux
    Pour y apercevoir, ces petits riens du tout de lumière, de tout petits feux
    Déjà nous étions déjà prêts, à conquérir plus loin que tout notre horizon
    Et de nos deux cœurs nous celions nos vies, toujours dans une petite maison

    Petits enfants du passé nous nous écorchions sur des chemins trop rudes
    Entre un sourire, une montagne à escalader, par des jeux et de longues études
    Nos cœurs s’avançaient dans une vie où nous reconstruirions tout ce monde
    Nos engagements, ils allaient d’un rien jusqu’à se battre contre la bête immonde

    Puis nous avons vieilli en nous accommodant avec cette vie qu’on nous propose
    Nos enfants qui grandissent, ils se mirent alors à parler, de l’amour et de rose
    J’ignore si je suis vieux, si elle est devenue vieille, je sais des parents très sages
    Et je pense à la vie qui continue, à travers les temps qui passent, et tous nos âges

    Je ne me sens pas vieux, je sais aimer ces enfants, qui veulent aimer plus fort
    Un jour ! Devant un enfant qui me parlera ! Je serais un homme bien vivant
    Je lui parlerais de l’amour, de la vie, de ses rêves… Et là non ! Il n’aura pas tort
    Le vieux en moi, il écoutera, il se taira et il laissera la vie aller, pour le suivant

    Paris le 9 février 2016

  • Digressions...

    Digressions...

    « Je », il est bien un hôte de vos pensées
    Car je vous le dis « Je », il est un hôte cruel
    Lui là-bas, Il vous possède tout entier
    Ce n’est pas moi, ni vous, mais l’autre

    Il existe quelques parts là-bas dans l’ailleurs
    il est l’hôte de tous vos soucis intérieurs
    un autre que moi ou bien un autre monde
    Celui-là, il qui vous pense comme votre hôte

    Il y a des autels sacrés et de sacrés hôtels d’hôtes
    Lui là-bas ! Qui vous regarde comme un autre
    Quelques pas entre là-bas et là où il n’est pas
    Vous savez bien entre l’être et le non-être

    Je suis un rigolo, et moi je vous assume
    La rigueur du verbe, la rage des verbiages
    L’autre là-bas ! Situé entre Google et le Gogol
    Un autre lointain, qui est l’hôte de vos pensées

  • Une petite musique dans la nuit

    Une petite musique dans la nuit

    Il y avait un chant sourd presque imperceptible
    C'était un cri qui restait muet en travers de gorge
    Une souffrance ordinaire d'une vie triste et fatiguée
    Quelques détresses non dites, elle restait un sourire las

    Entre la vie de l'esclave, du pauvre immigré battu
    Et un fort désir de vengeance, de la violence rêvée
    Sans doute viendrait des temps meilleurs, à bien vivre
    Le libérateur, le messie, le prophète, le révolutionnaire

    Et dans le soir on entend des complaintes poignantes
    Entre un fado, un blues ou quelques musiques  bien  aimées
    Le bluesman , il joue dans un orchestre de voix métissées
    Entre un solo de trompette une flute klezemer et une gitane

    C'est la voix que j'entends ici, et là dans un monde fini
    Son blues est un humour contre le désespoir du juif
    Tandis que Amalia danse avec le tango de Carlos  Gardel
    Je sais une nuit peuplée de sons, de peurs et d'angoisses

    Je sais aussi des magiciens qui rassurent toutes nos vies
    Entre cette chanson que chantait Piaf et un solo de Chopin
    Des musiques pour  pourvoir faire face aux division du chaos
    Un humain dans sa nuit noire  chantait pour ne plus avoir peur