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Psychologie de Bazard

Deux poèmes sur les fantasmes et l'angoisse

La nuit et le jour...

Pourquoi donc avoir peur de la nuit toute noire?
C'est surtout une peur irraisonnée et enfantine
Que l'on apprend à maitriser une nuit ordinaire
En allant se promener tout seul dans  la nuit

J'ignore s'il y a là-dedans des monstres cachés
Mais pour connaitre tous les secrets mystérieux de la nuit
Je me dis que se sont plutôt des choses amoureuses
Période où nous sommes si proches, dans le partage intime

Pour la lumière ? Vous savez! Elle est aussi parfois cruelle
Lorsqu'elle nous montre tous nos petits défauts personnels
Moi! J'aime le jour qui passe, mais j'aime aussi bien  la nuit
Et Je ne comprends pas cette opposition qui est étrange

Entre la lumière du jour et l'obscurité de la nuit noire
La nuit, la vie continue, avec ses choses qui ne sont pas vues
L'enfant que j'étais, il a aussi appris à aimer  la nuit
La nuit, c'est obscur certes ! Mais ce n'est pas mauvais

Paris le 7 décembre 2017

Un dualisme un peu idiot

Dans une tête angoissée, Il y a plus de mauvais fantasmes
Que dans la nuit qui passe parfois beaucoup trop lentement
Le démon qui émerge de nos propres cauchemars ce n'est que nous
Je sais aussi des hommes de pouvoirs qui  parlent à nos rêves

 

Les médias les plus intelligents, ils veulent capter nos rêves
Pour que nous soyons plus conforme à la norme sociale
J'ignore pourquoi il y a des racismes peut être une différence
J'aime parfois rêver d'un monde où chacun possède sa place

Mais je sais aussi des choses esthétiques, dites sur la beauté
La beauté c'est une chose variable et tout être est tellement beau
Un nègre d'Afrique tout tatoué et scarifié Il est déjà remarquable
Étrangement je ne rêve pas assez de tous les pays lointains


Une jolie femme aux yeux rouges avec des cheveux verts
Pourquoi pas ? Imaginons la planète Gamma 2 de Béta-Pictoris
Eux ? Ont-ils peur du noir et comment ceux là voient-ils le beau
Je sais bien trop de guerres, entre nous êtres civilisés et tous les affreux

Paris le 7 décembre 2017

Redevenir... Léger

Redevenir... Léger

Redevenir un ange, redevenir un être, sans tripe, ni sexe
Et chanter alors les louanges secrètes, de toutes ces vies
Un jour le redevenir, un enfant, capricieux et  plein d'envies

Dans des temps bizarres, devant vous, rester  très perplexe
Y aurait-il des choses plus simples que ce mot d'aimer
Comme de pourvoir écrire de ces jolis poèmes et tout rimer

Je rigole je me sens bien, comme ce gros éléphant gris
Dans un monde ou l'intelligence qui tue, c'est celle du  mépris
Ne pas être cynique, rester digne, ne pas dire d'autres choses

A ceux là que tout va bien, alors et ne pas faire de psychoses
Le fou en moi, je le sais, je vous le dis, il rigole, il pleure et il sourit
Je viens de me souvenir d'un temps qui n'était pas encore pourri

Celui là il dit: Autrefois c'était bien mieux, un passé  tout nostalgique
Non!  ce n'est pas sérieux,  je sais aujourd'hui  des instants magiques
Où les hommes ils sont tous nus et ils se montrent ainsi  tels quels

Tous nus et sans poser plus de question, il n'y a rien d'artificiels
Aujourd'hui c'est aujourd'hui, et je sais qu'hier est déjà révolu
Nous sommes à poil, devant tous, mais libres et déjà tous mis à nu

Je sais aujourd'hui des combats terribles avec seulement des mots
Oui se battre, et surtout ne pas avoir peur, ne soyons pas idiots
Quelques parts je sais bien  aussi de ces mots terribles que j'ai lus

Il y aura des combats dans le ciel et des vérités seront dévoilées
Je sais toutes cette violence restée caché, dans les lois révélées
Je sais un partage très disputés  dans les choix de nos propres élus

Et moi calmement, le moi rigolard qui est un gros éléphant, et un poète
Je danse le Mia!  je rappe so-die! Et moi! Je rigole très fort devant sa tête
Ma grosse tête, celle  qui est gonflée d'air chaud et celle là s'envole là-haut

La légèreté,  c'est la conquête du ciel, pour tous vouloir en faire l'assaut..
Je prends un courant d'air chaud pour décoller dans mon ballon coloré
Et je regarde le paysages  qui est en dessous avec de petits riens bigarrés

Paris le 20 janvier 2015 et le 25 novembre 2017 .

NUIT version du 19 novembre 2017

NUIT (Version du 19 novembre 2017)

Nuit  toute fumeuse,  par manque de repère
Nuit !  Je sais tout ton intime qui parle en moi-même
Nuit ! je n'ai pas peur de toi ,car moi je t'attends

Nuit ! Je veux vider ma fatigue dans ce vidoir
Nuit ! Tu me parles sans cesses et sans aucun repos
Nuit acceptée pour fuir le jour et toutes ces choses qui passent

Nuit ardente, celle qui reste sans aucun repos
Nuit audacieuse où l'on refait un monde pour qu'il soit meilleur
Nuit chaude de l'été où l'on se retourne sans fin dans son lit

Nuit confiante de celles enfantines où l'on sait ses parents
Nuit cruelle de l'absence et des fantasmes jamais oubliés
Nuit d'absence  et  tout  le souvenir d'un passé

Nuit d'amour partagé, avec toute la violence des désirs
Nuit d'angoisse avec le monde qui est  encore à refaire
Nuit d'attente, toutes ces nuits où l'on passe un examen de minuit

Nuit de chien qui aboie tout seul dans sa nuit de grande liberté
Nuit de discussion sur des lois  qui se refont encore et encore
Nuit de la foi cette épreuve quotidienne face à la réalité qui jauge

Nuit de la révolution avec la terreur et l'absence de protection
Nuit de l'ange ? Nuit du diable? Je ne sais plus très bien
Nuit de L'Homme, dans des temps qui sont sans espoir à venir

Nuit de l'intime avec des caresses douces et sensuelles
Nuit de philosophe et la nuit de la croyance, cette obscurité
Nuit de révoltes, où nous savons toutes la peur de nos vies

Nuit de sexe avec celle là que vous aimez toute et entière
Nuit de terreur quelle soit personnelle ou vérité officielle
Nuit diabolique et sinistre, celle-là par manque d'espoir

Nuit du doute, dans le temps long  du chemin de la foi
Nuit du rêve ceux qui changent nos vies et agissent en nous
Nuit froide d'un hiver où l'on passe la nuit dehors dans la rue

Nuit incroyable entre le silence qui repose et tout ce bruit intérieur
Nuit invisible cette nuit que je vois dans l'absence de la lumière
Nuit magique! Celle-là qui recrée le matin miraculeux

Nuit mille et unième pour raconter la vie dans des contes éternels
Nuit noire ! Qui est pleine de ce vide sans fin
Nuit Noire, nuit Blanche, Nuit Bleue, nuit Rouge

Nuit oblique d'un rêve de matheux  et cela sans concession
Nuit où je pense à vous tous, et je sais écouter ce Dieu
Nuit passée, jour présent,  tous ces temps de ma  vie d'homme

Nuit profonde,  sans rien à agripper comme repère
Nuit qui passe bien trop lente, ou demain qui n'arrive jamais
Nuit sans espoir lorsque que l'on se sait  totalement abandonné

Nuit sans étoiles comme un vide tout absolu
Nuit sans limite dans une vie, et celle là que l'on nomme la mort
Nuit sans lumière, ne pas voir tout ce  monde de l'inconnu

Nuit sans miroir, qui est donc sans aucun jugement
Nuit saoule comme une ivresse du temps qui passe
Nuit silencieuse et  qui est aussi un calme repos

Nuit soumise à notre fatigue et le repos du sommeil qui nous répare
Nuit terrifiante, pour certains hommes de la lumière
Nuit tragique, nuit comique... Nuits quotidiennes

Nuit très calme comme la musique de la vie qui grouille
Nuit qui passe trop  lentement avec l'obscurité la plus intime
Nuit si bizarre avec tout  ce monde qui est dans ma tête

Paris le 31 mars, le premier avril et le 19 novembre 2017

Réflexions...

Réflexions...

Certes ! Oui ! Je sais bien que j'e n'ai qu'une formation scientifique
Mais je sais aussi que que je n'ai absolument rien d'un vrai matheux
Pour moi les maths, c'est une réalité qui reste toute abstraite
Un monde de géomètres arpenteurs et de logiciens

Je préfère encore et toujours, toute la nuance poétique
Celle-ci qui me permet plus de choses que de la pure logique
Je ne sais pas pourquoi ! Là! Tu nous parles d'équation
Pour moi la plus belle et la plus simple cela reste, "un égale un"

Mais pour certains, ils ne comprendront jamais cette simplicité
Pour moi, c'est que l'unité est une chose qui existe en soi
Sans vouloir délirer sur le reste, nous somme tous égaux
J'ignore si un matheux, il parle de ce monde où nous vivons

J'ignore de plus en plus, tout ce monde de la technologie
Les techno-sciences, elles me parlent d'outils et de gadgets
La science contemporaine, elle meure de ne pouvoir se dépasser
La poésie, avec toutes les nuances, elle va beaucoup plus loin

Je reconnais que dans le choix de mes mots, je cherche l'exactitude
Mais je ne mets pas de mot, sans en connaitre toutes les nuances
Y aurait un poème plus important qu'une équation ? Cela je ne sais pas !
J'ai souvent songé à un monde différent, où j'étais un savant fou

Mais là ! Je rigole ! Je sais bien  que quelques parts... On a tous été un autre
La physique contemporaine, elle a  fait certainement plus de morts que la poésie
Une chose que devrait comprendre ces chers matheux, c'est le regard
Le regard, il est fait de nuances qui sont difficilement descriptibles

Paris le 3 novembre 2017

Un sonnet, point d'ironie...Tu causes Poète ?

Un sonnet, point d'ironie...Tu causes Poète ?

Bof de Bof : Je me dis, tant que je ne te cause pas
Sur des sonnets bien écrits, tous ceux là qui sont parfaits
Et sur des alexandrins bancals qui déjà ne sont pas trop mauvais
J'ignore ce dont moi Poète... Des vers dont je ferais mon repas

Non là ! Vous savez! Moi, je rigole! Mais le croyiez-vous?
Je sais beaucoup trop de vers faits avec des riens du tout
Parfois j'ignore ce qu'est vraiment ce qu'on nomme la poésie
Oui là ! J'en rigole en y mettant quelques mots qui balbutient

Chevalier à la courte plume! Écoute-moi ! Je te lance un défit
De faire un beau sonnet, sans le faire avec des mots mal décrits
Dans un rien du tout bavard, mais qui rime pour une assonance

Poète ta vie, elle ne sait peut être pas tous les choses dites
Là moi! Serais-je vraiment mauvais ? Dirais-je des rimes inédites ?
Trop de poètes vivent avec un gros égo, celui-là vit par intermittence

Paris le premier novembre 2017 jour de Toussaint

Et pour demain ?

Et pour demain ?

Je lis souvent cette question : que restera-il de nous?
Je ne sais pas ! J'espère rester comme un être aimé
Mais à plus d'une génération ou deux ! Là je ne sais plus trop...
La poésie ? Elle parle aussi de ces humains qui ont été comme nous

Je sais quelques vers de François Villon qui est un vieux poète
Me concernant la seule chose que j'attends pour demain
C'est la libération de mes douleurs et pouvoir vivre par le souvenir
Parfois je me dis aussi que l'immortalité,elle se trouve dans un amour

La chose la plus simple qu'il y a dire dessus ! C'est je crois en toi !
La résurrection des corps! Pourquoi pas ? Mais dans un ailleurs
Il faut être un peu fou, pour attendre, ce demain qui viendra
Les prophètes, ils ne parlent que de leur propre monde à venir

Ils n'ont jamais imaginé un Monde où nous vivons tous maintenant
J'ignore de quoi sera fait ce monde qui viendra demain qui vient
Mais pas plus que vous, j'imagine ce dieu tout puissant et omnipotent
Qui ferait d'un rien du tout, un monde que l'on dit, tout à fait parfait..

Paris le 29 octobre 2017

 

Des mots anti cons

Des mots anti-cons

On continuait avec conviction d'écrire tout ces trucs insensés sur le site Toute La Poésie.  Certains, ils avaient cette conviction incroyable, qu'on trouverait enfin un coupable dans cette foule de consommateurs, plus ou moins idiots ...  Oui !  Ces consommateurs pervers, ils  avaient tous cette certitude incroyable mais qui est surtout  très idiote que demain la vie, cela ne sera jamais qu'un méga-plus de truc à acheter où l'on écraserait la gueule à tous les malheurs du monde comme le chômage et l'ennui... Déjà des hommes intelligents du pouvoir médiatico-financiers, ils nous faisaient savoir que si l'on n'avait pas le super bidule ultra-connecté on n'était que des has-been. Ces deux mots anglais qui veulent dire dans un français plus commun, que nous étions des demeurés sans vraies existences. Bref des gens insignifiants du genre des poètes inconnus. Le secret des secrets, c'était de savoir comment avoir plus et  à gagner plus, bref consommer plus de trucs idiots pour faire marcher une économie. Cela sans autres concepts que de se faire vider les poches pour des histoires de crédit.  Victor, lui il vivait sans beaucoup de gadgets qui lui coûtaient des sous. Le gars Victor demanda donc à Alfred s'il avait des sous à lui donner, cela pour combler ses frais de recherches qui ont été engagés dans une enquête super intéressante sur Denis un gars qui avait disparu dans ce monde des blablateurs du site T.LP. Victor savait bien que malgré toute sa bonne volonté le gars Alfred il était  aussi fauché que lui et que son enquête tournant à la disparition du schmilblick. Une chose Importante du passé où Denis avait trouvé sa place. Victor ne savait que dire que penser peut être y avait-il un super Schmilblick, le Schmilblick du professeur Pierre Dac et de son élève Michel Colucci, des savants  rigolos ou plutôt des comico-tragiques qui avaient essayés de tuer par les mots tous les imbéciles médiatico-politiques des années 1930-1980. Le vecteur nucléaire, dans ces époques tristes, c'était la seule option alternative  qui soit possible, pour monsieur Pierre Dac et de son élève Coluche... Ceux-là,  ils avaient été tués ou plutôt liquidés pour l'impertinence de l'usage de mots  anti-cons envers notre société de consommation... C'est ainsi que la disparition de Denis, elle était perçue dans cette enquête sur ce monde bavard et médiatique de T.L.P.

Paris le 15 octobre 2017

Des cris

 

Des cris

La hyène qui rigolait toujours et sans cesse
Mais de quoi rigolait-elle donc, cette hyène qui ricanait ?
Elle rigolait par qu'elle était une vraie hyène
Les éléphants, ils barrissent, le cheval lui il hennit

Certains animaux rigolent parce que c'est comme ça
Le poète écrit, la vie qui continue et moi je tapote
Je sais des bavards sur le net qui gazouillent
J'ignore pourquoi les crocodiles, ils pleurent, sont ils tristes ?

Paris le 12 octobre 2017

 

Rêves (suite)

Rêves (suite)

La nuit, je rêve souvent
Mais toutes mes nuits
Elles sont aussi différentes
De tous mes jours vécus

Oui ! Moi j'ignore parfois
Si ma vie, c'est un rêve
Je sais bien ce que je suis
Et tout mon passé rêvé

Le vieux que je suis devenu
Il est aussi l'enfant du passé
Qui aimait la vie multicolore
Mais c'est aussi très vrai

Et ma fatigue de vieux machin
Qui me reprend tous mes rêves
Et elle les cache tout là-bas
Dans tous ces rêves inachevés

Dans la nuit, alors je sais aussi
Des compagnes toujours immortelles
Et le jour que je vis, je vois hélas
Une terrible solitude du quotidien

Mes nuits, elles rendent supportable
Ces jours qui sont sans vraies ambitions
D'autres ils diraient, une vie sans joies
Mais heureusement, Il me reste l'écriture

Une manie tenace qui me reste
De tous mes désirs de vie sereine
Et d'une triste réalité mal vécue
Déjà! J'ignore mes lendemains

Peut être cela vaut-il mieux
Que de se sentir plutôt vieux
Et de compter tous mes pas
Vers le prévisible trépas


Paris le premier octobre 2017

 

 

Qu'est-ce que le rêve ?

Qu'est-ce que le rêve ?

Qu'est-ce donc que le rêve pour vous ?
Une utopie,  une fiction, un autre monde, un lieu lointain
Un fantasme, un désir, une révélation, un ailleurs
Ou tout simplement vouloir se sentir bien

Le mauvais rêve, ce n'est  jamais que le bruit ambiant
Espérer ! Oui ! Espérer !  Et ne pas attendre
Écrire sa vie dans un monde qui nous intègre
Se rappeler de la valeur incroyable des êtres humains

Parfois un bon sourire, cela peut vous faire beaucoup de bien
Les rêves, ils varient avec tous les pages des âges de notre  vie
Un enfant rêve de choses de son quotidien, celles qui le surprennent
Un adolescent, il part à la conquête d'un monde  qui est sans limite

Tandis qu'un adulte, il devient dépendant de beaucoup de choses
Et Il rêve de sécurité et d'un monde qui lui soit plus aimable et aimant
Certains disent que les vieux ils ne rêvent plus, non ils ont leurs rêves
Parfois leurs rêves, ils sont plein des remords de ces choses inaccomplies

Paris le 30 septembre 2017

Haïkaïs de septembre

Haïkaïs de septembre

Les temps qui changent
Peut être bien que demain
Je ne serais plus là

Mais pas vraiment peur
cette idée de m'échapper
Partir dans l'ailleurs

J'entends ma radio
Un cinéaste qui parle
De son nouveau film

"Le feu sacré" un film
Fait par un même regard
Avec quelques riens

Le scénario écrit
il n'est jamais le même
Que celui filmé

Un grand sourire
Demain qui lui appartient
Des rêves, de L'Art

Paris 16 septembre 2017

Cet ennui, dans nos vies

Cet ennui, dans nos vies

Serait- il plus bien plus facile de parler
D'un monde ordinaire, où tout va bien
Et d'ignorer, toutes ces petites emmerdes
Celles du quotidien, qui peuplent nos vies

J'ai appris une chose, ce que disent les journaleux
C'est qu'on ne parlera jamais et cela c'est sûr
De ces choses de la vie qui sont trop ordinaires
Comme tous les trains qui arrivent à l'heure

Nos vies ordinaires, c'est aussi un ennui quotidien
Ce profond ennui de vivre, mais ce sont aussi nos vies
J'aime savoir, quelques gens, qui vivent ici et là-bas
Et ceux- là ! Qui me parlent de leurs vies et de leurs habitudes

Et quelques fois, je me dis que j'ai envie de les embrasser
D'autres moments aussi, j'ai en moi une envie de pleurer
Parce que je les sais, des absents depuis des éternités
L'éternité ? Oui ! ça reste un truc qui peut vous échapper

Tout là-bas au loin, il y a quelques pas faits dans demain
C'est le lieu des amours immortels et de mes amis morts
Avant de mourir, un jour qui vient, il faudra qu'on se voie
Pour bouffer, tous réunis à table, pour un repas ensemble

Paris le 26 août 2017

Nota Bene Pour ceux qui lisent ce poème, il n'est pas une invitation
Mais juste ce désir de voir des vrais gens qui sont bien vivants
Et non pas des fantomatiques pseudonymes qui fréquentent l'Internet
Ni écrans, ni Smartphones, mais juste des vrais gens avec leurs tronches

 

 

Je ne sais plus

Je ne sais plus

Je ne sais plus, être léger
Je ressens trop le poids des choses
Qui m'agressent et m'angoissent
Que j'aime alors mieux me taire
Et faire le silence

Paris le 17 août 2017

Pertinent

Pertinent

Il m'arrive quelques fois de me trouver très lourd
Dans mes pensées et je comprends le rejet de ce que je suis
Une grosse tête, elle doit rester simple et se mettre au niveau
Je faits bien de la poésie, et maintenant je la détourne peut-être

En y mettant des propos religieux, métaphysiques et tous personnels
J'ai fait une petite chose, pour une personne très malade
Qui est en phase terminale, et cela a été très mal accueillis
Je n'ai rien dit concernant mon propre frère Gérard

Car je n'avais pas de mots à dire sur son agonie et sa fin
Je sais seulement que je voulais juste mettre un petit mot
Je constate que je deviens lourd, très lourd, alors j'efface

Mes mots, ils ne sont pas toujours pertinents, je me sens vieillir
Je vais essayer de dire mes mots sans en faire des tartines
La métaphysique, elle ira se coucher sous les pavés de bavardages

Paris le 13 août 2017 20h

 

 

Haïkaïs du mois d'août (la suite)

Haïkaïs du mois d'août (la suite)

La solitude
Celle-là qui se partage
Comme un vécu

Poètes silencieux
Et aussi de ces riens
Qui  vous sont donnés

Ce maigre repas
Pris en commun, là ici
Parfois subsides

Ce jour du mois août
Le soleil qui reviendra
Avec sa chaleur

Rétrospectifs froids
Dans cet été trop bizarre
Entre chaud et froid

Poètes vos papiers !
La police ordinaire
Qui questionnera

Enfants de salauds
Et tous les anges des cieux
Qui se fréquentent

Paris le 13 août 2017

Haïkaïs du mois d'août (suite)

Merci! C'est gentil
Oui ! Pour ces vacances là
Faut en profiter

Réveillé très tôt
Soleil qui n'est pas levé
écoute radio

Le matin d'un rien
Les autres qui dorment
C'est le silence

Mais où sont-ils donc ?
ça je sais pas vraiment
Solitude matin

Le plus bizarre
C'est radio, la musique
Pas voix humaine


Haïkaïs philosophiques

Produire l'œuvre
Non ! Sûrement pas du tout
Mais rester léger

Le papillon bleu
Sur la porté du vent gris
Écrivait Haïku

Peut être écrire
Toutes ces choses rêvées
Ou jouer encore

Un  sage disait
Si tu veux, la vraie sagesse
Redevient enfant

Un jour il écrivit
Tous ces mots très plaisants
Et il s'oublia

La morale ! C'est celle
Des autres, disait Férré
Pour droit réponse

Les chiens du Hasard
Qui pissent, sans vraies gênes
Sur nos vérités

Paris le 8 août 2017

Sur l'amour...

Sur l'amour...

L'amour, c'est cette chose incroyable
Qui permet de croire la vie désirable
Et qui fait de nous des gens assez fragile
Depuis notre naissance, à la vie hostile

Quelques mots qui suffisent à dire
Toutes ces choses que l'on aime lire
Dire son amour et lui rester fidèle
C'est comme ça ! Madame Adèle

J'ignore pourquoi, c'est celle-là
Plutôt que vouloir choisir celle-ci
Il y a des riens qui disent merci
Tandis que je sais un au de-là

Le soleil brille pour tout le monde
Parfois il suffit d'une petite seconde
Pour connaitre l'amour de sa vie
Cela bien au de-là de cette envie

Paris le 5 août 2017

L'Horloge

L'Horloge

Le Tic-Tac incroyable de la pendule
Marque les secondes de nos vies
Comme tous les battement de nos cœurs
En sont aussi le compte à rebours

Il ne faut pas croire que tout est fini
Qui sait demain ce que vous ferez
Nos cœurs seront encore palpitants
Tandis que l'horloge elle continuera

Un enfant ignore ce qu'est le temps
Il vit avec le soleil et se lève et couche
Sans se soucier de tous les rendez-vous
Restons cet enfant et cassons les horloges

Pour un amour fort, le temps dure
Tandis que pour un gars qui travaille
Il regarde le temps qui lui reste
Ce sont là, deux usages du temps

Paris le 19 juin 2017

Des rimaillages sans rimes

 

Des rimaillages sans rimes

Vivre l'immanence de l'être
Avec la résilience de ses mots
Avoir la pertinence d'écrire
Avec tous les silences qui restent

Toute la magie de la poésie
Choisir les images des choses
Se faire des mirages sans buts
Viser des rivages très lointains

Pouvoir se faire un doux rimage
Décrire des paysages de printemps
Écouter les caquetages des oiseaux
Faire des images imaginaire de tout

Envisager tous les visages aimés
Voyager dans ce grand village du net
Pour des usages qui ne sont pas toujours très nets
Faire un nettoyage de ses mots d'usages

Vivre avec toute la rage d'écrire
Savoir faire des enluminages précieux
Savoir la lumière des petits matins
Rasages de barbes devant sa glace

Pleins des bagages des souvenirs
Lardages de petits mots de presque-rien
Poussière d'existence et bavardages
Pour faire des bricolages poétiques

Un Bric à Brac, et de l'écrémage
Aimer la crème des fromages
Des fromages de têtes, avec persil
Manger des têtes de veaux gras

Des veaux grasseyés à l'extrême
Pour des extrémités de viandage
Toute la sagesse très grise des âges
Et le passage à la ligne dans la page

Savoir tous les lignages dans les mots
Y voir dans des motets médiévaux
Tout ce moyen-âge qui est ici et là
Celui de maintenant le New-Age

Des mirages, usage de managers
Avec toute l'économie de la grâce
Celle de la gratuité des messages
Mais ce ne sont que des radotages

Et y voir un grand silence sans gage
Celui de Dieu et de tous ses messages
Ou le diable et avec tous ses mensonges
Etre l'Homme qui vit avec tous ses doutes

Paris le 5 juin 2017 le jour de la Pentecôtes

Des rimaillages sans rimesdes-rimaillages-sans-rimes.mp3 (2.05 Mo)

 

Espace d'un matin

Espace d'un matin
 

Le matin quand je me lève
Je me dis : qu'attends-tu ?
Pour aujourd'hui, je ne sais pas
le matin je me recrée un monde
 
Tout ce temps qui passe
Et qui m'informe d'un présent
Entre un hier et des lendemains
Le matin ? Non ! Je ne sais pas
 
Ou plutôt je me dis alors
Encore une nouvelle journée
Et je me dis : que verrai-je donc?
dans cette journée là qui vient !
 
C'est une chose, qui est encore à voir
J'espère toujours une petite surprise
Qui me soit agréable et qui me comble
Un sourire, un baiser, une caresse
 
En fait ma réalité, c'est toujours
Que des petits soucis très ordinaires
Et de penser à ma toute petite vie
Celle qui va et celle qui vient

Paris 24 mai 2017