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Psychologie de Bazard

Des mots anti cons

Des mots anti-cons

On continuait avec conviction d'écrire tout ces trucs insensés sur le site Toute La Poésie.  Certains, ils avaient cette conviction incroyable, qu'on trouverait enfin un coupable dans cette foule de consommateurs, plus ou moins idiots ...  Oui !  Ces consommateurs pervers, ils  avaient tous cette certitude incroyable mais qui est surtout  très idiote que demain la vie, cela ne sera jamais qu'un méga-plus de truc à acheter où l'on écraserait la gueule à tous les malheurs du monde comme le chômage et l'ennui... Déjà des hommes intelligents du pouvoir médiatico-financiers, ils nous faisaient savoir que si l'on n'avait pas le super bidule ultra-connecté on n'était que des has-been. Ces deux mots anglais qui veulent dire dans un français plus commun, que nous étions des demeurés sans vraies existences. Bref des gens insignifiants du genre des poètes inconnus. Le secret des secrets, c'était de savoir comment avoir plus et  à gagner plus, bref consommer plus de trucs idiots pour faire marcher une économie. Cela sans autres concepts que de se faire vider les poches pour des histoires de crédit.  Victor, lui il vivait sans beaucoup de gadgets qui lui coûtaient des sous. Le gars Victor demanda donc à Alfred s'il avait des sous à lui donner, cela pour combler ses frais de recherches qui ont été engagés dans une enquête super intéressante sur Denis un gars qui avait disparu dans ce monde des blablateurs du site T.LP. Victor savait bien que malgré toute sa bonne volonté le gars Alfred il était  aussi fauché que lui et que son enquête tournant à la disparition du schmilblick. Une chose Importante du passé où Denis avait trouvé sa place. Victor ne savait que dire que penser peut être y avait-il un super Schmilblick, le Schmilblick du professeur Pierre Dac et de son élève Michel Colucci, des savants  rigolos ou plutôt des comico-tragiques qui avaient essayés de tuer par les mots tous les imbéciles médiatico-politiques des années 1930-1980. Le vecteur nucléaire, dans ces époques tristes, c'était la seule option alternative  qui soit possible, pour monsieur Pierre Dac et de son élève Coluche... Ceux-là,  ils avaient été tués ou plutôt liquidés pour l'impertinence de l'usage de mots  anti-cons envers notre société de consommation... C'est ainsi que la disparition de Denis, elle était perçue dans cette enquête sur ce monde bavard et médiatique de T.L.P.

Paris le 15 octobre 2017

Des cris

 

Des cris

La hyène qui rigolait toujours et sans cesse
Mais de quoi rigolait-elle donc, cette hyène qui ricanait ?
Elle rigolait par qu'elle était une vraie hyène
Les éléphants, ils barrissent, le cheval lui il hennit

Certains animaux rigolent parce que c'est comme ça
Le poète écrit, la vie qui continue et moi je tapote
Je sais des bavards sur le net qui gazouillent
J'ignore pourquoi les crocodiles, ils pleurent, sont ils tristes ?

Paris le 12 octobre 2017

 

Rêves (suite)

Rêves (suite)

La nuit, je rêve souvent
Mais toutes mes nuits
Elles sont aussi différentes
De tous mes jours vécus

Oui ! Moi j'ignore parfois
Si ma vie, c'est un rêve
Je sais bien ce que je suis
Et tout mon passé rêvé

Le vieux que je suis devenu
Il est aussi l'enfant du passé
Qui aimait la vie multicolore
Mais c'est aussi très vrai

Et ma fatigue de vieux machin
Qui me reprend tous mes rêves
Et elle les cache tout là-bas
Dans tous ces rêves inachevés

Dans la nuit, alors je sais aussi
Des compagnes toujours immortelles
Et le jour que je vis, je vois hélas
Une terrible solitude du quotidien

Mes nuits, elles rendent supportable
Ces jours qui sont sans vraies ambitions
D'autres ils diraient, une vie sans joies
Mais heureusement, Il me reste l'écriture

Une manie tenace qui me reste
De tous mes désirs de vie sereine
Et d'une triste réalité mal vécue
Déjà! J'ignore mes lendemains

Peut être cela vaut-il mieux
Que de se sentir plutôt vieux
Et de compter tous mes pas
Vers le prévisible trépas


Paris le premier octobre 2017

 

 

Qu'est-ce que le rêve ?

Qu'est-ce que le rêve ?

Qu'est-ce donc que le rêve pour vous ?
Une utopie,  une fiction, un autre monde, un lieu lointain
Un fantasme, un désir, une révélation, un ailleurs
Ou tout simplement vouloir se sentir bien

Le mauvais rêve, ce n'est  jamais que le bruit ambiant
Espérer ! Oui ! Espérer !  Et ne pas attendre
Écrire sa vie dans un monde qui nous intègre
Se rappeler de la valeur incroyable des êtres humains

Parfois un bon sourire, cela peut vous faire beaucoup de bien
Les rêves, ils varient avec tous les pages des âges de notre  vie
Un enfant rêve de choses de son quotidien, celles qui le surprennent
Un adolescent, il part à la conquête d'un monde  qui est sans limite

Tandis qu'un adulte, il devient dépendant de beaucoup de choses
Et Il rêve de sécurité et d'un monde qui lui soit plus aimable et aimant
Certains disent que les vieux ils ne rêvent plus, non ils ont leurs rêves
Parfois leurs rêves, ils sont plein des remords de ces choses inaccomplies

Paris le 30 septembre 2017

Haïkaïs de septembre

Haïkaïs de septembre

Les temps qui changent
Peut être bien que demain
Je ne serais plus là

Mais pas vraiment peur
cette idée de m'échapper
Partir dans l'ailleurs

J'entends ma radio
Un cinéaste qui parle
De son nouveau film

"Le feu sacré" un film
Fait par un même regard
Avec quelques riens

Le scénario écrit
il n'est jamais le même
Que celui filmé

Un grand sourire
Demain qui lui appartient
Des rêves, de L'Art

Paris 16 septembre 2017

Cet ennui, dans nos vies

Cet ennui, dans nos vies

Serait- il plus bien plus facile de parler
D'un monde ordinaire, où tout va bien
Et d'ignorer, toutes ces petites emmerdes
Celles du quotidien, qui peuplent nos vies

J'ai appris une chose, ce que disent les journaleux
C'est qu'on ne parlera jamais et cela c'est sûr
De ces choses de la vie qui sont trop ordinaires
Comme tous les trains qui arrivent à l'heure

Nos vies ordinaires, c'est aussi un ennui quotidien
Ce profond ennui de vivre, mais ce sont aussi nos vies
J'aime savoir, quelques gens, qui vivent ici et là-bas
Et ceux- là ! Qui me parlent de leurs vies et de leurs habitudes

Et quelques fois, je me dis que j'ai envie de les embrasser
D'autres moments aussi, j'ai en moi une envie de pleurer
Parce que je les sais, des absents depuis des éternités
L'éternité ? Oui ! ça reste un truc qui peut vous échapper

Tout là-bas au loin, il y a quelques pas faits dans demain
C'est le lieu des amours immortels et de mes amis morts
Avant de mourir, un jour qui vient, il faudra qu'on se voie
Pour bouffer, tous réunis à table, pour un repas ensemble

Paris le 26 août 2017

Nota Bene Pour ceux qui lisent ce poème, il n'est pas une invitation
Mais juste ce désir de voir des vrais gens qui sont bien vivants
Et non pas des fantomatiques pseudonymes qui fréquentent l'Internet
Ni écrans, ni Smartphones, mais juste des vrais gens avec leurs tronches

 

 

Je ne sais plus

Je ne sais plus

Je ne sais plus, être léger
Je ressens trop le poids des choses
Qui m'agressent et m'angoissent
Que j'aime alors mieux me taire
Et faire le silence

Paris le 17 août 2017

Pertinent

Pertinent

Il m'arrive quelques fois de me trouver très lourd
Dans mes pensées et je comprends le rejet de ce que je suis
Une grosse tête, elle doit rester simple et se mettre au niveau
Je faits bien de la poésie, et maintenant je la détourne peut-être

En y mettant des propos religieux, métaphysiques et tous personnels
J'ai fait une petite chose, pour une personne très malade
Qui est en phase terminale, et cela a été très mal accueillis
Je n'ai rien dit concernant mon propre frère Gérard

Car je n'avais pas de mots à dire sur son agonie et sa fin
Je sais seulement que je voulais juste mettre un petit mot
Je constate que je deviens lourd, très lourd, alors j'efface

Mes mots, ils ne sont pas toujours pertinents, je me sens vieillir
Je vais essayer de dire mes mots sans en faire des tartines
La métaphysique, elle ira se coucher sous les pavés de bavardages

Paris le 13 août 2017 20h

 

 

Haïkaïs du mois d'août (la suite)

Haïkaïs du mois d'août (la suite)

La solitude
Celle-là qui se partage
Comme un vécu

Poètes silencieux
Et aussi de ces riens
Qui  vous sont donnés

Ce maigre repas
Pris en commun, là ici
Parfois subsides

Ce jour du mois août
Le soleil qui reviendra
Avec sa chaleur

Rétrospectifs froids
Dans cet été trop bizarre
Entre chaud et froid

Poètes vos papiers !
La police ordinaire
Qui questionnera

Enfants de salauds
Et tous les anges des cieux
Qui se fréquentent

Paris le 13 août 2017

Haïkaïs du mois d'août (suite)

Merci! C'est gentil
Oui ! Pour ces vacances là
Faut en profiter

Réveillé très tôt
Soleil qui n'est pas levé
écoute radio

Le matin d'un rien
Les autres qui dorment
C'est le silence

Mais où sont-ils donc ?
ça je sais pas vraiment
Solitude matin

Le plus bizarre
C'est radio, la musique
Pas voix humaine


Haïkaïs philosophiques

Produire l'œuvre
Non ! Sûrement pas du tout
Mais rester léger

Le papillon bleu
Sur la porté du vent gris
Écrivait Haïku

Peut être écrire
Toutes ces choses rêvées
Ou jouer encore

Un  sage disait
Si tu veux, la vraie sagesse
Redevient enfant

Un jour il écrivit
Tous ces mots très plaisants
Et il s'oublia

La morale ! C'est celle
Des autres, disait Férré
Pour droit réponse

Les chiens du Hasard
Qui pissent, sans vraies gênes
Sur nos vérités

Paris le 8 août 2017

Sur l'amour...

Sur l'amour...

L'amour, c'est cette chose incroyable
Qui permet de croire la vie désirable
Et qui fait de nous des gens assez fragile
Depuis notre naissance, à la vie hostile

Quelques mots qui suffisent à dire
Toutes ces choses que l'on aime lire
Dire son amour et lui rester fidèle
C'est comme ça ! Madame Adèle

J'ignore pourquoi, c'est celle-là
Plutôt que vouloir choisir celle-ci
Il y a des riens qui disent merci
Tandis que je sais un au de-là

Le soleil brille pour tout le monde
Parfois il suffit d'une petite seconde
Pour connaitre l'amour de sa vie
Cela bien au de-là de cette envie

Paris le 5 août 2017

L'Horloge

L'Horloge

Le Tic-Tac incroyable de la pendule
Marque les secondes de nos vies
Comme tous les battement de nos cœurs
En sont aussi le compte à rebours

Il ne faut pas croire que tout est fini
Qui sait demain ce que vous ferez
Nos cœurs seront encore palpitants
Tandis que l'horloge elle continuera

Un enfant ignore ce qu'est le temps
Il vit avec le soleil et se lève et couche
Sans se soucier de tous les rendez-vous
Restons cet enfant et cassons les horloges

Pour un amour fort, le temps dure
Tandis que pour un gars qui travaille
Il regarde le temps qui lui reste
Ce sont là, deux usages du temps

Paris le 19 juin 2017

Des rimaillages sans rimes

 

Des rimaillages sans rimes

Vivre l'immanence de l'être
Avec la résilience de ses mots
Avoir la pertinence d'écrire
Avec tous les silences qui restent

Toute la magie de la poésie
Choisir les images des choses
Se faire des mirages sans buts
Viser des rivages très lointains

Pouvoir se faire un doux rimage
Décrire des paysages de printemps
Écouter les caquetages des oiseaux
Faire des images imaginaire de tout

Envisager tous les visages aimés
Voyager dans ce grand village du net
Pour des usages qui ne sont pas toujours très nets
Faire un nettoyage de ses mots d'usages

Vivre avec toute la rage d'écrire
Savoir faire des enluminages précieux
Savoir la lumière des petits matins
Rasages de barbes devant sa glace

Pleins des bagages des souvenirs
Lardages de petits mots de presque-rien
Poussière d'existence et bavardages
Pour faire des bricolages poétiques

Un Bric à Brac, et de l'écrémage
Aimer la crème des fromages
Des fromages de têtes, avec persil
Manger des têtes de veaux gras

Des veaux grasseyés à l'extrême
Pour des extrémités de viandage
Toute la sagesse très grise des âges
Et le passage à la ligne dans la page

Savoir tous les lignages dans les mots
Y voir dans des motets médiévaux
Tout ce moyen-âge qui est ici et là
Celui de maintenant le New-Age

Des mirages, usage de managers
Avec toute l'économie de la grâce
Celle de la gratuité des messages
Mais ce ne sont que des radotages

Et y voir un grand silence sans gage
Celui de Dieu et de tous ses messages
Ou le diable et avec tous ses mensonges
Etre l'Homme qui vit avec tous ses doutes

Paris le 5 juin 2017 le jour de la Pentecôtes

Des rimaillages sans rimesdes-rimaillages-sans-rimes.mp3 (2.05 Mo)

 

Espace d'un matin

Espace d'un matin
 

Le matin quand je me lève
Je me dis : qu'attends-tu ?
Pour aujourd'hui, je ne sais pas
le matin je me recrée un monde
 
Tout ce temps qui passe
Et qui m'informe d'un présent
Entre un hier et des lendemains
Le matin ? Non ! Je ne sais pas
 
Ou plutôt je me dis alors
Encore une nouvelle journée
Et je me dis : que verrai-je donc?
dans cette journée là qui vient !
 
C'est une chose, qui est encore à voir
J'espère toujours une petite surprise
Qui me soit agréable et qui me comble
Un sourire, un baiser, une caresse
 
En fait ma réalité, c'est toujours
Que des petits soucis très ordinaires
Et de penser à ma toute petite vie
Celle qui va et celle qui vient

Paris 24 mai 2017

Amours...

Amours...

Cet amour aux visages multiples
J'aime ma mère, et aussi mon père
J'aime une dame qui est morte maintenant
J'aime cet idéal, celui qui reste en moi

Je n'aime pas, toute mes histoires de cul
Car ça m'a laissé vivre tout seul
Je n'aime pas toute les folles sectaires
Qui me draguaient, pour ma tête pleine

Je ne sais pas si j'aime ce monde idiot
Je n'aime pas la société du spectacle
Je n'aime pas tous les banquiers radins
Je n'aime pas consommer de la merde

J'aime les tarte aux pommes
J'aime bien écrire des poèmes
J'aime être lu, et cela sans problème
Quant aux questions de cœur

Et pour les histoires de cul
C'est le calme, très, très plat
J'aime assez voir la vie qui va et bien
J'aimerais assez que ça aille mieux

J'aimerai un jour me balader
Quelques part entre le rien et l'infini
Mais je ne sais pas si j'aimerais y vivre
L'amour reste ambivalent et multiples

Aimons nous, les uns et les autres
Comme le disait le gars Jésus
De nos jours, ça devient du porno
J'aime parfois me taire là-dessus

Paris le 22 mai 2017

Sur la Norme

Sur la Norme

La Norme qu’est-ce que c’est y donc ?
C’est l’ensemble des gens ordinaires
Du moins tous ceux, sans vrai problème
Le non-normal, c’est une idée de différence

 

Parfois c’est une Norme qui est sociale
Parfois c’est un héritage qui est ancien
Entre l’Histoire et les principes religieux
De nos jours le sociétal crée de la Norme

 

La Norme ? Vous savez! Elle est é-norme
Entre l'anormal bizarre et le normé
Il y a des enfant qui se foutent vraiment
De savoir tout ce qui est normal

 

Et  aussi d'affreux poètes maudits
Qui refont le monde, à leur manière
Les gens normaux, ils n'aiment pas
être dérangés dans leur confort

 

La Norme est un concept d’industriels
Pour fabriquer un assemblage d’objets
C’est devenu aussi un usage social
Les anormaux sont des gens dangereux

 

Ou du moins, ils sont des gens compliqués
Et ils sont difficiles à intégrer dans une équipe
Les idées qu’ils ont, elles dérangent les patrons
Qui préfèrent tous les gens dits normaux

 

De nos jours certains patrons, ils rendent dingue
Certains de leurs employés pour les vider
Il est normal de voir ce monde nous classer
Mais il est anormal de détruire pour le profit
 
Dans les anormaux, il y a des différences
Entre les handicapés physiques ou les fous
Ce qui ne va pas, c’est qu’ils doivent s’adapter
Alors que c’est ce monde qui devrait s’adapter
 
Ce sont des gens, qui sont plus fragiles que d’autres
Et qui souffrent des regards, des gens dits normaux
On crée le concept d'handicap,  avec la notion d’incapacité
Les handicapés, ils souffrent de se voir inférioriser
 
La Norme c'est seulement  la moyenne
De ce que nous devons être en société
Ni trop beau ni trop laid, juste médiocre
Ni trop ceci, ni trop cela, être normal
 
J'ignore parfois les question posées...
était-il normal, ou bien était-il bizarre ?
Ce gars  étrange qui me parlait du monde
Je ne sais pas, cela je ne l'ai jamais su
 
Un être qui est normal, c'est parait-il
C'est une personne de taille moyenne
Ni blanc, ni jaune, ni noir, mais gris
Sans autres opinions que celles admises
 
Avec jamais de délires, donc très ordinaire
Et qui s'insère dans un monde normal
Ce monde qui fonctionnerait très bien
Sans tous ces gens qui sortent de la Norme
 
Mais que ce monde là il serait triste
Sans tous les fous créateurs et marginaux
Je me souviens de Van Gogh et de Nerval
Qui sont morts de n'avoir pu supporter la Norme
 

Paris le 18 mai 2017

 

Autre Haïku

Autre Haïku

Flotter entre deux
C'est l'impression que j'ai là
Avec des rêves

Paris 14 mai 2017

Arrêter d'écrire

Arrêter d’écrire

Mon cœur veut se taire, il est trop triste et alors il se tait
Oui je le sais bien, Il ne me sert à rien de gémir
Ma vie elle reste  encore  pour moi une  grande énigme
ET là ! Je me fous de  vouloir dire encore et encore

Oui il y a des débuts à tout et des fins choisies
Je sens ce désir d’une fin, par  une absence de faim
Comme si  ce jour qui vient,  je ne me sentais trop vide
L’avenir, il n’appartient qu’aux enfants qui viennent

Et cela vu que mon âge, il avance à grands pas
OUI ! Je n’écrirais peut être plus ou alors très peu
Le poète qui est en moi, vous savez il est mort
Car Je connais trop tous mes trucs en écriture

Et toutes mes redites, sans cesses  encore et encore
Réécrire mille fois, ce poème un peu nul  me tue
Savez- vous tout ce mal qui est de vouloir écrire
Moi ! Je vous le dis, ça m’ennuie de plus en plus en plus

Toute ma carrière de poète ? Non !  Peut-être pas
OUI ! Nous poète nous n’avons pas de compte à rendre
Mais il y a pour moi ce sentiment de ne plus savoir
Entre  toute la technique écrite et la  vraie poésie

Le silence, une absence ?  Il est parait-il, un grand vide
Moi !  Je le vois plutôt comme une liberté qui m’est  redonnée
Celle-là  personnelle, de ne pas avoir à rendre de compte
A tous mes lecteurs, ceux  qui me lisent et ceux qui m’aiment

Paris le 11 mai 2017

Un petit Haïku

Un petit Haïku

Pour moi ! Silence...
Trop de choses s'agitent
Là ! Dans ma tête
 
Paris le 2 mai 2017

Ce lieu personnel où l'on se sent libre

Ce lieu personnel où l'on se sent libre

Pour se sentir libre,  je vous les dis : Il n'y a pas de lieux privilégiés
Prévert en son temps, il  parlait de l'oiseau dans sa cage
Je suis cet oiseau qui vit plutôt bien, libre dans sa cage dorée
Prévert Il  nous disait aussi d'oublier un à un tous les barreaux

Dans cette cage, qu'elle soit imaginaire ou bien réelle
Celle là qu'on se choisit pour y vivre et cela sans avoir peur
J'ai toujours craint de vivre solitaire et abandonné dans la rue
J'ai eu aussi beaucoup de chances dans ma vie, je le sais

Je suis heureux d'y vivre sans vrai problème d'autonomie
Dans mon tout petit studio où je me sens bien  à l'abri
mais je continue de rêver sans cesse de la  grande nature
J'imagine des lieux qui sont  très lointains et agréables

De tous ces grands espaces de la vie grouillante
Oui! Je sais bien que je n'irai jamais en Océanie
Mais savoir que là-bas, il y a des être qui y  vivent
Cela me change grandement de ce Paris puant

Et de toutes ses voitures encombrantes et son air pollué
L'écriture elle reste pour moi un voyage absolu vers là bas
Vous savez bien tous ces inconnus qui restent lointains
Je sais des poèmes sur le monde et je sais aussi des ailleurs

Un rayon de lumière qui entre chez moi me suffit pour exister
Pour mieux vivre, sans peur, sans problème plus longtemps
Regarder pousser les fleurs et entendre les oiseaux chanter
Voir toutes ces fleurs fragiles que j'ai plantées il y a deux mois

Paris le 27 avril 2016