Psychologie de Bazard

  • Successions

    Successions
     
    Il y eut un matin
    Il y eut un soir
    Et puis tous les jours
    Qui se suivent
     
    Le matin je me levais
    Et je regardais la vie
    Le soleil était bien là
    Avec quelques oiseaux
     
    Le soir qui venait
    Alors la nuit tombait
    J'aime ce temps là
    Un repos tranquille
     
    Ainsi se succédaient
    Le soleil pendant les jours
    Les étoiles pendant la nuit
    Et quelques fois la Lune

     
    Paris le 14 janvier 2018

     

  • Sur le temps qui passe

    Sur le temps qui passe...

    Dans une fleur qui meure
    Il y a le temps qui passe
    Et toutes les fleurs
    Qui fleuriront demain

    Les saisons qui passent
    Les fleurs qui fleurissent
    Les fruits qui murissent
    Et des choses qui périssent

    Heureusement pour les roses
    Qu'elles ne sont pas éternelles
    On taille le rosier en automne
    Rosier nu et sans feuille

    Puis arrive le printemps lumineux
    Et les bourgeons qui sont  en nombre
    Il nous donne ses fleurs en boutons
    Puis il s'épanouit, instant éternel

    Dans une jolie rose que l'on regarde
    Il y a la "Rose" qui est toute les roses
    Que de choses on tété écrites sur elle
    Et cela depuis  un long temps

    Une fleur et une femme
    Odeurs si intimes, si proches
    J'imagine une fleur et un amour
    Mais je ne cueille qu'un amour
     
    Le temps qui passe sur nous
    C'est passer avec succès
    Tous les âges de notre vie
    Sans avoir de grands problèmes

    La ride qui se pose doucement
    Sur un visage toujours aimé
    Et les courbatures qui viennent
    Pour nous rappeler notre âge

    Un vieux machin très sage
    Serait-il meilleur un jour
    Qu'un enfant nouveau né
    A l'esprit encore vierge

    Paris le 23 décembre 2017 deux jours avant Noël

     

  • Lumières...

    Lumières...
     
    Hier ! Vers seize heures quinze
    J'étais tranquillement chez-moi
    Et la lumière solaire, elle était si atténuée
    Pour que j'allume l'ampoule électrique
     
    J'ai eu, cette drôle d'impression
    D'avoir mis le soleil dans l'ampoule
    Une lumière de couleur Jaune-dorée
    Qui éclairait ma pièce en entier
     
    Le soleil d'hiver, c'est d'un pâle Jaune
    Il persiste quand le temps, il est au beau
    La neige blanche, elle donne cette lumière
    Plus blanche mais pas plus chaude
     
    Je sais des gens du dix-neuvième siècle
    Qui voyant arriver la lumière électrique
    Parlait alors de la Fée Électricité
    Et ils imaginaient des lendemains lumineux
     
    Certes ! Elle nous éclaire sans problèmes
    Mais nous en avons beaucoup abusé
    Notre budget électricité pour cet hiver
    Il risque de se planter et pas de chauffages
     
    Il me souvient de chandelles allumées
    Et de lampes à pétroles ressorties
    Je n'imagine pas un hiver, sans elle
    Va-t-on souhaiter Noël dans le noir ?

     
    Paris le 22 décembre 2017

     

  • Conseils...

    Conseils

    Jeter sa TV à la poubelle
    Allumer un feu de bois
    Dans une vraie cheminée
    Regarder les flammes

    Lécher le bois des buches
    Se préparer un repas
    Mettre des truffes noires
    Dans ses pâtes quotidiennes

    Se boire un verre de rouge
    Goûter quelques bons verres
    Entre un Morgon très vieux
    Et un bon Bourgogne gouleyant

    Et chanter après avoir bu
    Des chansons paillardes
    Qui parlent d'histoire de culs
    Avec les tous les gens d'ici

    Ne pas attendre mais vivre
    Ne pas faire exception
    Dans les envies que l'on a
    Et aussi bander parfois

    Mais si vous êtes une dame
    Parler avec ses amies et amis
    Et se faire des plans prodigieux
    Sur  votre vie bien trop banale

    Lâcher les rênes  du conforme
    Pour allez voir là bas ailleurs
    S'il y a plus de choses intéressantes
    Que dans son petit intérieur

    Paris le 22 décembre 2017

  • Nos Mères...

     

     

    Mucha mere et enfant

     

    Nos  mères
     
    Monsieur! Vous nous parlez avec tendresse
    D'un autre temps, celui de l'enfance lointaine
    Ce sont sans doute pour vous de bons souvenirs
    Le temps qu'on perdait pour des bricoles à faire

    Des odeurs de confitures qui cuisent lentement
    Quelque sachet de Lavande ou du bois de cèdre
    Des odeurs bien passées mais tellement précises
    Moi! Je me souviens bien plus de mes grands mères

    Celles-là! Toutes aux fourneaux dans leurs cuisines
     Avec des plats qui mijotaient et de bonnes odeurs
    Elles nous interdisaient d'approcher trop près
    Entre sorcière au chaudron et mater Familias

    Moi! Je voyais ma mère qui s'occupait avant tout
    De l'entretien de la maison, la poussière sur les meubles
    Toujours préoccupée entre deux taches de ménage
    Il y avait toujours une chose, ou une autre qui restait  à faire

    Ce n'est que tardivement que je l'ai vu  se reposer
    Ma mère  assise dans son fauteuil très bourgeois
    Là tranquille!  Elle piquait  du nez tout  en ronflant ,
    Je ne savais vraiment pas, à quoi elle pensait alors

    Ma grand-mère maternelle,elle aussi avant elle
    elle a pratiquée ce genre d'exercices salvateurs
    Je rigolais parfois quand j'entendais ma sœur
    Dire: voilà Maman qui fait son yoga

    Là! Vous nous parlez d'un Québec encore idéal
    Entre une cabane perdue, et de longues veillées
    Où vous devisiez, sur les vies et leurs destins
    Cet ennui aimé, de ceux-là qu'on n'oublie pas

    Là! Je ne comprends pas tout mais j'aime beaucoup
    Une bonne mère ravaudeuse de chaussettes
    A qui on se confie au coin du feu, pour causer
    De tout et de rien et pas besoin de tout dire
     
    Comme un contact avec sa mère disparue
    Ma propre mère je ne l'imagine pas vraiment
    Ce n'était pas une tendre, car elle faisait face
    A dix marmots, et tous prêts à la dévorer crue
     
    Ma mère pour moi, elle reste une inconnue
    Je n'ai jamais su ce qu'elle aimait vraiment
    Toute sur la réserve d'une éducation assez dure
    J'aime ma mère mais je ne la connais pas vraiment

    Paris le 30 mars 2015

     

  • Deux poèmes sur les fantasmes et l'angoisse

    La nuit et le jour...

    Pourquoi donc avoir peur de la nuit toute noire?
    C'est surtout une peur irraisonnée et enfantine
    Que l'on apprend à maitriser une nuit ordinaire
    En allant se promener tout seul dans  la nuit

    J'ignore s'il y a là-dedans des monstres cachés
    Mais pour connaitre tous les secrets mystérieux de la nuit
    Je me dis que se sont plutôt des choses amoureuses
    Période où nous sommes si proches, dans le partage intime

    Pour la lumière ? Vous savez! Elle est aussi parfois cruelle
    Lorsqu'elle nous montre tous nos petits défauts personnels
    Moi! J'aime le jour qui passe, mais j'aime aussi bien  la nuit
    Et Je ne comprends pas cette opposition qui est étrange

    Entre la lumière du jour et l'obscurité de la nuit noire
    La nuit, la vie continue, avec ses choses qui ne sont pas vues
    L'enfant que j'étais, il a aussi appris à aimer  la nuit
    La nuit, c'est obscur certes ! Mais ce n'est pas mauvais

    Paris le 7 décembre 2017

    Un dualisme un peu idiot

    Dans une tête angoissée, Il y a plus de mauvais fantasmes
    Que dans la nuit qui passe parfois beaucoup trop lentement
    Le démon qui émerge de nos propres cauchemars ce n'est que nous
    Je sais aussi des hommes de pouvoirs qui  parlent à nos rêves

     

    Les médias les plus intelligents, ils veulent capter nos rêves
    Pour que nous soyons plus conforme à la norme sociale
    J'ignore pourquoi il y a des racismes peut être une différence
    J'aime parfois rêver d'un monde où chacun possède sa place

    Mais je sais aussi des choses esthétiques, dites sur la beauté
    La beauté c'est une chose variable et tout être est tellement beau
    Un nègre d'Afrique tout tatoué et scarifié Il est déjà remarquable
    Étrangement je ne rêve pas assez de tous les pays lointains


    Une jolie femme aux yeux rouges avec des cheveux verts
    Pourquoi pas ? Imaginons la planète Gamma 2 de Béta-Pictoris
    Eux ? Ont-ils peur du noir et comment ceux là voient-ils le beau
    Je sais bien trop de guerres, entre nous êtres civilisés et tous les affreux

    Paris le 7 décembre 2017

  • Redevenir... Léger

    Redevenir... Léger

    Redevenir un ange, redevenir un être, sans tripe, ni sexe
    Et chanter alors les louanges secrètes, de toutes ces vies
    Un jour le redevenir, un enfant, capricieux et  plein d'envies

    Dans des temps bizarres, devant vous, rester  très perplexe
    Y aurait-il des choses plus simples que ce mot d'aimer
    Comme de pourvoir écrire de ces jolis poèmes et tout rimer

    Je rigole je me sens bien, comme ce gros éléphant gris
    Dans un monde ou l'intelligence qui tue, c'est celle du  mépris
    Ne pas être cynique, rester digne, ne pas dire d'autres choses

    A ceux là que tout va bien, alors et ne pas faire de psychoses
    Le fou en moi, je le sais, je vous le dis, il rigole, il pleure et il sourit
    Je viens de me souvenir d'un temps qui n'était pas encore pourri

    Celui là il dit: Autrefois c'était bien mieux, un passé  tout nostalgique
    Non!  ce n'est pas sérieux,  je sais aujourd'hui  des instants magiques
    Où les hommes ils sont tous nus et ils se montrent ainsi  tels quels

    Tous nus et sans poser plus de question, il n'y a rien d'artificiels
    Aujourd'hui c'est aujourd'hui, et je sais qu'hier est déjà révolu
    Nous sommes à poil, devant tous, mais libres et déjà tous mis à nu

    Je sais aujourd'hui des combats terribles avec seulement des mots
    Oui se battre, et surtout ne pas avoir peur, ne soyons pas idiots
    Quelques parts je sais bien  aussi de ces mots terribles que j'ai lus

    Il y aura des combats dans le ciel et des vérités seront dévoilées
    Je sais toutes cette violence restée caché, dans les lois révélées
    Je sais un partage très disputés  dans les choix de nos propres élus

    Et moi calmement, le moi rigolard qui est un gros éléphant, et un poète
    Je danse le Mia!  je rappe so-die! Et moi! Je rigole très fort devant sa tête
    Ma grosse tête, celle  qui est gonflée d'air chaud et celle là s'envole là-haut

    La légèreté,  c'est la conquête du ciel, pour tous vouloir en faire l'assaut..
    Je prends un courant d'air chaud pour décoller dans mon ballon coloré
    Et je regarde le paysages  qui est en dessous avec de petits riens bigarrés

    Paris le 20 janvier 2015 et le 25 novembre 2017 .

  • NUIT version du 19 novembre 2017

    NUIT (Version du 19 novembre 2017)

    Nuit  toute fumeuse,  par manque de repère
    Nuit !  Je sais tout ton intime qui parle en moi-même
    Nuit ! je n'ai pas peur de toi ,car moi je t'attends

    Nuit ! Je veux vider ma fatigue dans ce vidoir
    Nuit ! Tu me parles sans cesses et sans aucun repos
    Nuit acceptée pour fuir le jour et toutes ces choses qui passent

    Nuit ardente, celle qui reste sans aucun repos
    Nuit audacieuse où l'on refait un monde pour qu'il soit meilleur
    Nuit chaude de l'été où l'on se retourne sans fin dans son lit

    Nuit confiante de celles enfantines où l'on sait ses parents
    Nuit cruelle de l'absence et des fantasmes jamais oubliés
    Nuit d'absence  et  tout  le souvenir d'un passé

    Nuit d'amour partagé, avec toute la violence des désirs
    Nuit d'angoisse avec le monde qui est  encore à refaire
    Nuit d'attente, toutes ces nuits où l'on passe un examen de minuit

    Nuit de chien qui aboie tout seul dans sa nuit de grande liberté
    Nuit de discussion sur des lois  qui se refont encore et encore
    Nuit de la foi cette épreuve quotidienne face à la réalité qui jauge

    Nuit de la révolution avec la terreur et l'absence de protection
    Nuit de l'ange ? Nuit du diable? Je ne sais plus très bien
    Nuit de L'Homme, dans des temps qui sont sans espoir à venir

    Nuit de l'intime avec des caresses douces et sensuelles
    Nuit de philosophe et la nuit de la croyance, cette obscurité
    Nuit de révoltes, où nous savons toutes la peur de nos vies

    Nuit de sexe avec celle là que vous aimez toute et entière
    Nuit de terreur quelle soit personnelle ou vérité officielle
    Nuit diabolique et sinistre, celle-là par manque d'espoir

    Nuit du doute, dans le temps long  du chemin de la foi
    Nuit du rêve ceux qui changent nos vies et agissent en nous
    Nuit froide d'un hiver où l'on passe la nuit dehors dans la rue

    Nuit incroyable entre le silence qui repose et tout ce bruit intérieur
    Nuit invisible cette nuit que je vois dans l'absence de la lumière
    Nuit magique! Celle-là qui recrée le matin miraculeux

    Nuit mille et unième pour raconter la vie dans des contes éternels
    Nuit noire ! Qui est pleine de ce vide sans fin
    Nuit Noire, nuit Blanche, Nuit Bleue, nuit Rouge

    Nuit oblique d'un rêve de matheux  et cela sans concession
    Nuit où je pense à vous tous, et je sais écouter ce Dieu
    Nuit passée, jour présent,  tous ces temps de ma  vie d'homme

    Nuit profonde,  sans rien à agripper comme repère
    Nuit qui passe bien trop lente, ou demain qui n'arrive jamais
    Nuit sans espoir lorsque que l'on se sait  totalement abandonné

    Nuit sans étoiles comme un vide tout absolu
    Nuit sans limite dans une vie, et celle là que l'on nomme la mort
    Nuit sans lumière, ne pas voir tout ce  monde de l'inconnu

    Nuit sans miroir, qui est donc sans aucun jugement
    Nuit saoule comme une ivresse du temps qui passe
    Nuit silencieuse et  qui est aussi un calme repos

    Nuit soumise à notre fatigue et le repos du sommeil qui nous répare
    Nuit terrifiante, pour certains hommes de la lumière
    Nuit tragique, nuit comique... Nuits quotidiennes

    Nuit très calme comme la musique de la vie qui grouille
    Nuit qui passe trop  lentement avec l'obscurité la plus intime
    Nuit si bizarre avec tout  ce monde qui est dans ma tête

    Paris le 31 mars, le premier avril et le 19 novembre 2017

  • Réflexions...

    Réflexions...

    Certes ! Oui ! Je sais bien que j'e n'ai qu'une formation scientifique
    Mais je sais aussi que que je n'ai absolument rien d'un vrai matheux
    Pour moi les maths, c'est une réalité qui reste toute abstraite
    Un monde de géomètres arpenteurs et de logiciens

    Je préfère encore et toujours, toute la nuance poétique
    Celle-ci qui me permet plus de choses que de la pure logique
    Je ne sais pas pourquoi ! Là! Tu nous parles d'équation
    Pour moi la plus belle et la plus simple cela reste, "un égale un"

    Mais pour certains, ils ne comprendront jamais cette simplicité
    Pour moi, c'est que l'unité est une chose qui existe en soi
    Sans vouloir délirer sur le reste, nous somme tous égaux
    J'ignore si un matheux, il parle de ce monde où nous vivons

    J'ignore de plus en plus, tout ce monde de la technologie
    Les techno-sciences, elles me parlent d'outils et de gadgets
    La science contemporaine, elle meure de ne pouvoir se dépasser
    La poésie, avec toutes les nuances, elle va beaucoup plus loin

    Je reconnais que dans le choix de mes mots, je cherche l'exactitude
    Mais je ne mets pas de mot, sans en connaitre toutes les nuances
    Y aurait un poème plus important qu'une équation ? Cela je ne sais pas !
    J'ai souvent songé à un monde différent, où j'étais un savant fou

    Mais là ! Je rigole ! Je sais bien  que quelques parts... On a tous été un autre
    La physique contemporaine, elle a  fait certainement plus de morts que la poésie
    Une chose que devrait comprendre ces chers matheux, c'est le regard
    Le regard, il est fait de nuances qui sont difficilement descriptibles

    Paris le 3 novembre 2017

  • Un sonnet, point d'ironie...Tu causes Poète ?

    Un sonnet, point d'ironie...Tu causes Poète ?

    Bof de Bof : Je me dis, tant que je ne te cause pas
    Sur des sonnets bien écrits, tous ceux là qui sont parfaits
    Et sur des alexandrins bancals qui déjà ne sont pas trop mauvais
    J'ignore ce dont moi Poète... Des vers dont je ferais mon repas

    Non là ! Vous savez! Moi, je rigole! Mais le croyiez-vous?
    Je sais beaucoup trop de vers faits avec des riens du tout
    Parfois j'ignore ce qu'est vraiment ce qu'on nomme la poésie
    Oui là ! J'en rigole en y mettant quelques mots qui balbutient

    Chevalier à la courte plume! Écoute-moi ! Je te lance un défit
    De faire un beau sonnet, sans le faire avec des mots mal décrits
    Dans un rien du tout bavard, mais qui rime pour une assonance

    Poète ta vie, elle ne sait peut être pas tous les choses dites
    Là moi! Serais-je vraiment mauvais ? Dirais-je des rimes inédites ?
    Trop de poètes vivent avec un gros égo, celui-là vit par intermittence

    Paris le premier novembre 2017 jour de Toussaint