Psychologie de Bazard

  • Haïkaïs du mois d'août (la suite)

    Haïkaïs du mois d'août (la suite)

    La solitude
    Celle-là qui se partage
    Comme un vécu

    Poètes silencieux
    Et aussi de ces riens
    Qui  vous sont donnés

    Ce maigre repas
    Pris en commun, là ici
    Parfois subsides

    Ce jour du mois août
    Le soleil qui reviendra
    Avec sa chaleur

    Rétrospectifs froids
    Dans cet été trop bizarre
    Entre chaud et froid

    Poètes vos papiers !
    La police ordinaire
    Qui questionnera

    Enfants de salauds
    Et tous les anges des cieux
    Qui se fréquentent

    Paris le 13 août 2017

  • Haïkaïs du mois d'août (suite)

    Merci! C'est gentil
    Oui ! Pour ces vacances là
    Faut en profiter

    Réveillé très tôt
    Soleil qui n'est pas levé
    écoute radio

    Le matin d'un rien
    Les autres qui dorment
    C'est le silence

    Mais où sont-ils donc ?
    ça je sais pas vraiment
    Solitude matin

    Le plus bizarre
    C'est radio, la musique
    Pas voix humaine


    Haïkaïs philosophiques

    Produire l'œuvre
    Non ! Sûrement pas du tout
    Mais rester léger

    Le papillon bleu
    Sur la porté du vent gris
    Écrivait Haïku

    Peut être écrire
    Toutes ces choses rêvées
    Ou jouer encore

    Un  sage disait
    Si tu veux, la vraie sagesse
    Redevient enfant

    Un jour il écrivit
    Tous ces mots très plaisants
    Et il s'oublia

    La morale ! C'est celle
    Des autres, disait Férré
    Pour droit réponse

    Les chiens du Hasard
    Qui pissent, sans vraies gênes
    Sur nos vérités

    Paris le 8 août 2017

  • Sur l'amour...

    Sur l'amour...

    L'amour, c'est cette chose incroyable
    Qui permet de croire la vie désirable
    Et qui fait de nous des gens assez fragile
    Depuis notre naissance, à la vie hostile

    Quelques mots qui suffisent à dire
    Toutes ces choses que l'on aime lire
    Dire son amour et lui rester fidèle
    C'est comme ça ! Madame Adèle

    J'ignore pourquoi, c'est celle-là
    Plutôt que vouloir choisir celle-ci
    Il y a des riens qui disent merci
    Tandis que je sais un au de-là

    Le soleil brille pour tout le monde
    Parfois il suffit d'une petite seconde
    Pour connaitre l'amour de sa vie
    Cela bien au de-là de cette envie

    Paris le 5 août 2017

  • L'Horloge

    L'Horloge

    Le Tic-Tac incroyable de la pendule
    Marque les secondes de nos vies
    Comme tous les battement de nos cœurs
    En sont aussi le compte à rebours

    Il ne faut pas croire que tout est fini
    Qui sait demain ce que vous ferez
    Nos cœurs seront encore palpitants
    Tandis que l'horloge elle continuera

    Un enfant ignore ce qu'est le temps
    Il vit avec le soleil et se lève et couche
    Sans se soucier de tous les rendez-vous
    Restons cet enfant et cassons les horloges

    Pour un amour fort, le temps dure
    Tandis que pour un gars qui travaille
    Il regarde le temps qui lui reste
    Ce sont là, deux usages du temps

    Paris le 19 juin 2017

  • Des rimaillages sans rimes

     

    Des rimaillages sans rimes

    Vivre l'immanence de l'être
    Avec la résilience de ses mots
    Avoir la pertinence d'écrire
    Avec tous les silences qui restent

    Toute la magie de la poésie
    Choisir les images des choses
    Se faire des mirages sans buts
    Viser des rivages très lointains

    Pouvoir se faire un doux rimage
    Décrire des paysages de printemps
    Écouter les caquetages des oiseaux
    Faire des images imaginaire de tout

    Envisager tous les visages aimés
    Voyager dans ce grand village du net
    Pour des usages qui ne sont pas toujours très nets
    Faire un nettoyage de ses mots d'usages

    Vivre avec toute la rage d'écrire
    Savoir faire des enluminages précieux
    Savoir la lumière des petits matins
    Rasages de barbes devant sa glace

    Pleins des bagages des souvenirs
    Lardages de petits mots de presque-rien
    Poussière d'existence et bavardages
    Pour faire des bricolages poétiques

    Un Bric à Brac, et de l'écrémage
    Aimer la crème des fromages
    Des fromages de têtes, avec persil
    Manger des têtes de veaux gras

    Des veaux grasseyés à l'extrême
    Pour des extrémités de viandage
    Toute la sagesse très grise des âges
    Et le passage à la ligne dans la page

    Savoir tous les lignages dans les mots
    Y voir dans des motets médiévaux
    Tout ce moyen-âge qui est ici et là
    Celui de maintenant le New-Age

    Des mirages, usage de managers
    Avec toute l'économie de la grâce
    Celle de la gratuité des messages
    Mais ce ne sont que des radotages

    Et y voir un grand silence sans gage
    Celui de Dieu et de tous ses messages
    Ou le diable et avec tous ses mensonges
    Etre l'Homme qui vit avec tous ses doutes

    Paris le 5 juin 2017 le jour de la Pentecôtes

    Des rimaillages sans rimesdes-rimaillages-sans-rimes.mp3 (2.05 Mo)

     

  • Espace d'un matin

    Espace d'un matin
     

    Le matin quand je me lève
    Je me dis : qu'attends-tu ?
    Pour aujourd'hui, je ne sais pas
    le matin je me recrée un monde
     
    Tout ce temps qui passe
    Et qui m'informe d'un présent
    Entre un hier et des lendemains
    Le matin ? Non ! Je ne sais pas
     
    Ou plutôt je me dis alors
    Encore une nouvelle journée
    Et je me dis : que verrai-je donc?
    dans cette journée là qui vient !
     
    C'est une chose, qui est encore à voir
    J'espère toujours une petite surprise
    Qui me soit agréable et qui me comble
    Un sourire, un baiser, une caresse
     
    En fait ma réalité, c'est toujours
    Que des petits soucis très ordinaires
    Et de penser à ma toute petite vie
    Celle qui va et celle qui vient

    Paris 24 mai 2017

  • Amours...

    Amours...

    Cet amour aux visages multiples
    J'aime ma mère, et aussi mon père
    J'aime une dame qui est morte maintenant
    J'aime cet idéal, celui qui reste en moi

    Je n'aime pas, toute mes histoires de cul
    Car ça m'a laissé vivre tout seul
    Je n'aime pas toute les folles sectaires
    Qui me draguaient, pour ma tête pleine

    Je ne sais pas si j'aime ce monde idiot
    Je n'aime pas la société du spectacle
    Je n'aime pas tous les banquiers radins
    Je n'aime pas consommer de la merde

    J'aime les tarte aux pommes
    J'aime bien écrire des poèmes
    J'aime être lu, et cela sans problème
    Quant aux questions de cœur

    Et pour les histoires de cul
    C'est le calme, très, très plat
    J'aime assez voir la vie qui va et bien
    J'aimerais assez que ça aille mieux

    J'aimerai un jour me balader
    Quelques part entre le rien et l'infini
    Mais je ne sais pas si j'aimerais y vivre
    L'amour reste ambivalent et multiples

    Aimons nous, les uns et les autres
    Comme le disait le gars Jésus
    De nos jours, ça devient du porno
    J'aime parfois me taire là-dessus

    Paris le 22 mai 2017

  • Sur la Norme

    Sur la Norme

    La Norme qu’est-ce que c’est y donc ?
    C’est l’ensemble des gens ordinaires
    Du moins tous ceux, sans vrai problème
    Le non-normal, c’est une idée de différence

     

    Parfois c’est une Norme qui est sociale
    Parfois c’est un héritage qui est ancien
    Entre l’Histoire et les principes religieux
    De nos jours le sociétal crée de la Norme

     

    La Norme ? Vous savez! Elle est é-norme
    Entre l'anormal bizarre et le normé
    Il y a des enfant qui se foutent vraiment
    De savoir tout ce qui est normal

     

    Et  aussi d'affreux poètes maudits
    Qui refont le monde, à leur manière
    Les gens normaux, ils n'aiment pas
    être dérangés dans leur confort

     

    La Norme est un concept d’industriels
    Pour fabriquer un assemblage d’objets
    C’est devenu aussi un usage social
    Les anormaux sont des gens dangereux

     

    Ou du moins, ils sont des gens compliqués
    Et ils sont difficiles à intégrer dans une équipe
    Les idées qu’ils ont, elles dérangent les patrons
    Qui préfèrent tous les gens dits normaux

     

    De nos jours certains patrons, ils rendent dingue
    Certains de leurs employés pour les vider
    Il est normal de voir ce monde nous classer
    Mais il est anormal de détruire pour le profit
     
    Dans les anormaux, il y a des différences
    Entre les handicapés physiques ou les fous
    Ce qui ne va pas, c’est qu’ils doivent s’adapter
    Alors que c’est ce monde qui devrait s’adapter
     
    Ce sont des gens, qui sont plus fragiles que d’autres
    Et qui souffrent des regards, des gens dits normaux
    On crée le concept d'handicap,  avec la notion d’incapacité
    Les handicapés, ils souffrent de se voir inférioriser
     
    La Norme c'est seulement  la moyenne
    De ce que nous devons être en société
    Ni trop beau ni trop laid, juste médiocre
    Ni trop ceci, ni trop cela, être normal
     
    J'ignore parfois les question posées...
    était-il normal, ou bien était-il bizarre ?
    Ce gars  étrange qui me parlait du monde
    Je ne sais pas, cela je ne l'ai jamais su
     
    Un être qui est normal, c'est parait-il
    C'est une personne de taille moyenne
    Ni blanc, ni jaune, ni noir, mais gris
    Sans autres opinions que celles admises
     
    Avec jamais de délires, donc très ordinaire
    Et qui s'insère dans un monde normal
    Ce monde qui fonctionnerait très bien
    Sans tous ces gens qui sortent de la Norme
     
    Mais que ce monde là il serait triste
    Sans tous les fous créateurs et marginaux
    Je me souviens de Van Gogh et de Nerval
    Qui sont morts de n'avoir pu supporter la Norme
     

    Paris le 18 mai 2017

     

  • Autre Haïku

    Autre Haïku

    Flotter entre deux
    C'est l'impression que j'ai là
    Avec des rêves

    Paris 14 mai 2017

  • Arrêter d'écrire

    Arrêter d’écrire

    Mon cœur veut se taire, il est trop triste et alors il se tait
    Oui je le sais bien, Il ne me sert à rien de gémir
    Ma vie elle reste  encore  pour moi une  grande énigme
    ET là ! Je me fous de  vouloir dire encore et encore

    Oui il y a des débuts à tout et des fins choisies
    Je sens ce désir d’une fin, par  une absence de faim
    Comme si  ce jour qui vient,  je ne me sentais trop vide
    L’avenir, il n’appartient qu’aux enfants qui viennent

    Et cela vu que mon âge, il avance à grands pas
    OUI ! Je n’écrirais peut être plus ou alors très peu
    Le poète qui est en moi, vous savez il est mort
    Car Je connais trop tous mes trucs en écriture

    Et toutes mes redites, sans cesses  encore et encore
    Réécrire mille fois, ce poème un peu nul  me tue
    Savez- vous tout ce mal qui est de vouloir écrire
    Moi ! Je vous le dis, ça m’ennuie de plus en plus en plus

    Toute ma carrière de poète ? Non !  Peut-être pas
    OUI ! Nous poète nous n’avons pas de compte à rendre
    Mais il y a pour moi ce sentiment de ne plus savoir
    Entre  toute la technique écrite et la  vraie poésie

    Le silence, une absence ?  Il est parait-il, un grand vide
    Moi !  Je le vois plutôt comme une liberté qui m’est  redonnée
    Celle-là  personnelle, de ne pas avoir à rendre de compte
    A tous mes lecteurs, ceux  qui me lisent et ceux qui m’aiment

    Paris le 11 mai 2017