Psychologie de Bazard

  • Un petit Haïku

    Un petit Haïku

    Pour moi ! Silence...
    Trop de choses s'agitent
    Là ! Dans ma tête
     
    Paris le 2 mai 2017

  • Ce lieu personnel où l'on se sent libre

    Ce lieu personnel où l'on se sent libre

    Pour se sentir libre,  je vous les dis : Il n'y a pas de lieux privilégiés
    Prévert en son temps, il  parlait de l'oiseau dans sa cage
    Je suis cet oiseau qui vit plutôt bien, libre dans sa cage dorée
    Prévert Il  nous disait aussi d'oublier un à un tous les barreaux

    Dans cette cage, qu'elle soit imaginaire ou bien réelle
    Celle là qu'on se choisit pour y vivre et cela sans avoir peur
    J'ai toujours craint de vivre solitaire et abandonné dans la rue
    J'ai eu aussi beaucoup de chances dans ma vie, je le sais

    Je suis heureux d'y vivre sans vrai problème d'autonomie
    Dans mon tout petit studio où je me sens bien  à l'abri
    mais je continue de rêver sans cesse de la  grande nature
    J'imagine des lieux qui sont  très lointains et agréables

    De tous ces grands espaces de la vie grouillante
    Oui! Je sais bien que je n'irai jamais en Océanie
    Mais savoir que là-bas, il y a des être qui y  vivent
    Cela me change grandement de ce Paris puant

    Et de toutes ses voitures encombrantes et son air pollué
    L'écriture elle reste pour moi un voyage absolu vers là bas
    Vous savez bien tous ces inconnus qui restent lointains
    Je sais des poèmes sur le monde et je sais aussi des ailleurs

    Un rayon de lumière qui entre chez moi me suffit pour exister
    Pour mieux vivre, sans peur, sans problème plus longtemps
    Regarder pousser les fleurs et entendre les oiseaux chanter
    Voir toutes ces fleurs fragiles que j'ai plantées il y a deux mois

    Paris le 27 avril 2016

  • Silence...

    Silence

    Je me tais et vous savez je ferme ma gueule
    Mais je sais que vous là et maintenant vous exister
    Vous là-bas, les gens que je lie et je lis vous qui êtes tellement angoissé
    Le poète médium celui qui vous cause, ben il vous emmerde

    Car lui il sait bien que le monde,il tourne sans contrôle
    Entre  des fous qui achètent qui pillent et qui vendent
    Votre valeur c'est seulement votre vie, cette vie partagée
    J'ignore toutes vos angoisses existentielles ou vos rêves

    Je sais votre dépendance aux amis, ces faux amis
    Tous ces pseudos amis que vous avez dans une connexion
    Je sais aussi ma voisine et son petit enfant, Nahin me sourit
    Elle possède le bon sens d'une mère et la vision du pratique

    Cet après midi j'ai planté des petits oignons divers
    De fleurs variées, en choix de mélange dans des pots
    Je suis sans doute  un cul terreux avec les main sales
    J'ignore vos angoisses, elles ne viennent que de votre vide

    Dans un mois ou deux j'aurais des fleurs épanouies
    Alors que votre angoisse; elle ne sait que sa mort
    Entre un petit rien vécu qui est sans vraie substance
    Et le manque de prises réelles sur le temps qui fuit

    Vous savez ! Je n'aime pas cette période pré-électorale
    Car ça pue  vraiment, de tous les coté, pourris jusqu'au bout
    C'est hélas  une période sans vraies illusions du possible
    Voter ou pas voter ? Je me dis : c'est vraiment à chialer

    Léo Férré disait il n'y a plus rien, c'est le vide des idées
    Ce rien vous angoisse ? Voyez  cela comme un passage
    Je ne sais pas ce que sera demain, le monde il change
    Marine Le Pen est raciste, c'est bien ma seule certitude

    Paris le 14 mars 2017

  • La Femme...Avec une Majuscule

    La Femme... Avec une Majuscule

    C'est y quoi donc que ces mots, La Femme ?
    Oui!  J'sais bien que c'est tout ce qui n'est pas mec
    C'est l'autre, au sens du mot lacanien le plus exact
    Vous savez cet indispensable autre, celui qui reste éternel

    Je vis avec des femmes, et des petits rien tellement désirables
    Un regard francs, une odeur inoubliée et le goût des baisers
    Cette incroyable Femme, c'est bien elle que l'on adule ce huit mars
    Parce que dans notre passé, il y a  un homme qui  a décidé cette fête

    Ainsi  la Femme, elle serait exempt de corvées, une  seule fois par an
    Fêtée à la Saint jean de Dieu... Bordel à queue ! Femmes je vous aime
    Je sais tous ces presque-riens, dans toutes celles-là qui font ma vie
    Avec  beaucoup de tendresse,  pas mal d'angoisses et  bien des absences

    La Femme ? C'est un concept militant, et hélas cela ne va guère plus loin
    Parmi celles que j'aime, il y en a beaucoup qui s'amusent du féminisme
    Leurs vies; elle ne sont pas celles des icônes modernes de nos médias
    Je sais des tendresses,  je sais aussi des femme libres qui restent solitaires

    Paris le 8 mars 2017

  • Peur du vide

    Peur du vide 

    Peur de ce vide qui se montre
    Des absences existentielles,
    Le silence comme un bruit
    Crever tout seul sans rien

    Clés de l'avenir oubliées
    Savoir son enfer ici et maintenant
    Refaire un monde de poubelle
    Crever tout seul sans rien

    Décrire un monde meilleurs
    Avec des idéaux qui soient partagés
    Ignorer pourquoi demain sera
    Crever tout seul sans rien

    Retrouver cette foi d'enfant
    Entre les rêves de notre passé
    Et ce tas d'ordures qu' nous léguons
    Crever tout seul sans rien

    La foi ? Celle qui nous sauvera
    Entre un Dieu qui est ignoré
    Et des humains tous puissants
    Crever tout seul sans rien

    Respirer, ne pas crever bêtement
    Croire ou espérer, alors attendre
    Lendemains, tous ceux que j'ignore
    Crever tout seul sans rien

    Un jour qui vient tu verras
    On se rencontrera tous les deux
    Guidés par le seul hasard
    Crever certes, mais voir!

    Paris le 9 février 2017

  • Haïkaïs pour mes soixante-cinq ans

     

    Haïkaïs pour mes soixante-cinq ans

    C'est y soixante cinq
    Et je suis un vieux machin
    Con-vaincu j'sais pas
     
    Passages de vies
    Entre hier et les lendemains
    Que me reste-il

    L'espoir fait vivre
    Du moins je le croyais bien
    J'ignore demain

    Un vieux sage ?
    Mon cul ! Putains d'illusions
    Vous vivrez sans moi

    L'avenir vient
    J'en rêvais souvent
    Maintenant j'attends

    Paris le 31 janvier 2017 mon aniveraire

  • Une réalité visuelle sans regard

    Une réalité visuelle, sans regard

    Il me vient souvent quand je dors et je me retourne dans mon lit, d'avoir des images bizarres, sans réelles descriptions possibles, c'est ainsi que je vois des formes indécises, qui sont comme un magma qui se renouvelle, bouge et change assez vite, lorsque des positions de mes bras  changent  ou que je ressente des différences de positions, et des différences de chaleurs, il m'arrive ainsi de voir ces images qui n'existent pas... C'est  un embrouillaminis d'images entre un chaos de formes et une répétition des même images dans des séquences non-formulables... Les couleurs que je vois ? Vous me direz, que si je vois, c'est  ça existe,  mais c'est plutôt vague, des couleurs entre le noir, le verdâtre et des taches bleues et blanches avec des formes empruntées au vécus et aux souvenirs, dans les fait cette sensation, elle n'a pas de description possible, c'est une vision issue de mon cerveau qui adapte des informations non-visuelles à ma vue, des informations qui sont venues de mes capteurs du toucher et de ma chaleur interne, mais je vois pendant ces moments ces mêmes formes chaotiques indécises, mais avec peu de variations de différences entre deux sommeils et réveils qui soient différents

    Paris le 19 janvier 2017

    La poésie n'est elle pas

    De mettre des mots là

    Où  nous n'en avons pas

  • Du bruit

    Du bruit...

     

    Ça crie dans cette tête qui pense

    Et j’ai un grand besoin de silence

    Du bruit qui est aussi une douleur

    Je voudrais mourir pour m’oublier

     

    Bruno Quinchez Paris le 15 janvier 2017

  • Haïkaïs des angoisses

    Haïkaïs des angoisses

    Pleurer ou rire
    Ce sont les deux extrêmes
    Et moi j'oscille

    Un jour qui viendra
    Où je ne serai plus là
    Mais je ne sais où

    Y a-t-il secrets ?
    Ceux qui se gardent toujours
    Dans nos cœurs heureux

    Cette image
    D'une fin attendue
    Vivre éternel

    L'enfant est divin
    Le vieillard qui est un sage
    Et le baratin

    Pourquoi croyez-vous ?
    Et vous oubliez la réalité
    Vivre, survivre

    Dieu, un jour bénis
    Descendit sur la Terre
    Mais rien ne changea

    Brouillards des êtres
    Et un vide dans les âmes
    A qui donc parler ?

    Dans un smartphone
    Il y avait tout un monde
    Qui devint notre...

    Aujourd'hui treize
    C'est  bien la sainte Lucie
    Qui regarde le ciel ?

    Paris 13 décembre 2016

    Haïku du solstice

    Depuis hier treize
    Les jours qui se rallongent
    Solstice d'hiver

    Paris le 14 décembre 2016

  • Deux Haïkaïs

    Deux Haïkaïs

    Un chien solitaire
    Qui aboie dans la nuit noire
    Serait-il heureux ?

    Des tous petits riens
    Ceux que j'entre-aperçois
    Dans mon quotidien