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Rubrique de mes nécrologies

Mort de Marcel Gotlib créateur de Bandes dessinées

Gotlib

Le décès de Gotlib, ma nécrologie

Raaah Lovely ! Marcel Gotlib qui vient de mourir à l'âge de 82 ans, c'était un de mes maîtres à penser dans mon éducation entre 15 et 25 ans, il a ouvert un monde dans la BD, il a commencé par Gai Luron dans le journal Vaillant pour les jeunes du PCF, puis il est allé à Pilote vers 1965 avec des B.D. qui étaient déjà complètement délirantes  dans sa mise en page et les sujets, cela se passe dans des bandes dessinées  entre Les dingodossiers et plus tard la rubrique à brac avec Goscinny... En 1974 il crée avec Claire Bretécher et Mandryka l’Écho des savanes,  avec des visions parfois scatologiques, mais aussi très libres, ce style c'est déjà un prototype de tous les fanzines de BD de l'époque...  En 1977 il crée et dirige le journal Fluide Glacial, Il crée les personnages de hamster jovial un boy-scout au grand cœur, Pervers Pépère qui est un gros dégueulasse sans complexes, les inspecteurs Charolles et Bougret ... Plus tard il scénarise avec Solé le personnage de super Dupont un franchouillard sans complexe... Le journal Fluide Glacial où il fait entrer la fine fleur des humoristes de Bande dessinée, J'aimais bien son style impertinent avec des réflexions purement métaphysiques, il ne nous faisait pas chier avec des histoires politico-religieuses et sa dérision, c'était une vision très libératrice d'un monde trop conventionnel que nous avions dans cette période gaullienne et celle qui a suivie

 

Léonard Cohen qui s'en va plus loin que ses rêves

Léonard cohen à ses début en 1967, il a l'air assez rigide dans ses habits d'hiver très chauds, mais la chanson passe "The stranger", "L'étranger", Léonard cohen qui vient de mourir ce onze novembre 2016 à l'âge de 82 ans

Copyright © 1967 Leonard Cohen
and Sony/ATV Music Publishing Canada Company


The Stranger Song


It's true that all the men you knew were dealers
who said they were through with dealing
Every time you gave them shelter
I know that kind of man
It's hard to hold the hand of anyone
who is reaching for the sky just to surrender.

And then sweeping up the jokers that he left behind
you find he did not leave you very much
not even laughter
Like any dealer he was watching for the card
that is so high and wild
he'll never need to deal another
He was just some Joseph looking for a manger
He was just some Joseph looking for a manger.

And then leaning on your window sill
he'll say one day you caused his will
to weaken with your love and warmth and shelter
And then taking from his wallet
an old schedule of trains, he'll say
I told you when I came I was a stranger
I told you when I came I was a stranger.

But now another stranger seems to want you to ignore his dreams
as though they were the burden of some other
O you've seen that man before
his golden arm dispatching cards
but now it's rusted from the elbow to the finger
And he wants to trade the game he plays for shelter
Yes he wants to trade the game he knows for shelter.

You hate to watch another tired man
lay down his hand
like he was giving up the holy game of poker
And while he talks his dreams to sleep
you notice there's a highway
that is curling up like smoke above his shoulder
It's curling up like smoke above his shoulder.

You tell him to come in sit down
but something makes you turn around
The door is open you can't close you shelter
You try the handle of the road
It opens do not be afraid
It's you my love, you who are the stranger
It is you my love, you who are the stranger.

Well, I've been waiting, I was sure
we'd meet between the trains we're waiting for
I think it's time to board another
Please understand, I never had a secret chart
to get me to the heart of this
or any other matter
Well he talks like this
you don't know what he's after
When he speaks like this,
you don't know what he's after.

Let's meet tomorrow if you chose
upon the shore, beneath the bridge
that they are building on some endless river
Then he leaves the platform
for the sleeping car that's warm
You realize, he's only advertising one more shelter
And it comes to you, he never was a stranger
And you say ok the bridge or someplace later.

And then sweeping up the jokers
that he left behind
you find he did not leave you very much
not even laughter
Like any dealer he was watching for the card
that is so high and wild
he'll never need to deal another
He was just some Joseph looking for a manger
He was just some Joseph looking for a manger.

And leaning on your window sill
he'll say one day you caused his will
to weaken with your love and warmth and shelter
And then taking from his wallet
an old schedule of trains
he'll say I told you when I came I was a stranger
I told you when I came I was a stranger.


Adaptation française de Graeme Allwright :

L'Etranger

Tous les hommes que tu as connus
Te disaient qu'ils ne voulaient plus
Donner les cartes pris comme dans un piège.
C'est dur de retenir la main d'un
Homme qui cherche plus loin,
Qui veut atteindre le Ciel pour se livrer.
Et qui veut atteindre le Ciel pour se livrer.

Puis, ramassant les cartes
Qui sont restées là sur la table,
Tu sais qu'il t'a laissé très peu, pas même son rire.
Comme tous les joueurs, il cherchait la carte
Qui est si délirante,
Qu'il n'aura plus jamais besoin d'une autre.
Qu'il n'aura plus jamais besoin d'une autre.

Un jour, penché à ta fenêtre,
Il te dira qu'il veut renaître,
Au monde que ta tendresse lui cache.
Puis, sortant de son portefeuille
Un vieil horaire de train,
Il dit "Je t'avais prévenu, je suis étranger".
"Je t'avais prévenu, je suis étranger".

Maintenant, un autre étranger
Semble vouloir que tu ignores ses rêves,
Comme s'ils étaient le fardeau de quelqu'un d'autre.
Tu as vu cet homme déjà
Donner les cartes avec son bras en or,
Et maintenant, tu vois, sa main est figée.
Oui, maintenant, tu vois sa main est figée.

Mais tu n'aimes pas regarder
Un autre homme fatigué
Déposer toutes ses cartes comme une défaite.
Tandis qu'il rêve jusqu'au sommeil,
Dans l'ombre, tu vois comme une fumée,
Une route qui monte derrière sa tête.
Une route qui monte derrière sa tête.

Tu lui dit d'entrer et de s'asseoir,
Mais, en te retournant, tu vois
Que la porte de ta chambre reste ouverte.
Et, quand tu prend sa main,
Il dit "N'ai pas peur, ma tendre amie
Ce n'est plus moi, ô mon amour, l'étranger".
"Ce n'est plus moi, ô mon amour, l'étranger".

J'ai attendu, toujours certain
De te revoir entre les trains.
Bientôt, il va falloir en prendre un autre.
Oh, je n'ai jamais eu, tu sais,
Pas le moindre plan secret,
Ni personne pour me conduire.
Et tu te demandes ce qu'il cherche à dire.
Oui, tu te demandes ce qu'il veut dire.

En bas, au bord du fleuve, demain,
Je t'attendrai, si tu veut bien,
Là, tout prés du pont qu'ils construisent.
Puis, il quitte le quai pou un wagon-lit.
Tu sais qu'il cherche un autre abri,
Qu'il n'avait jamais été un étranger.
Qu'il n'avait jamais été un étranger.

Et tu dis "D'accord, le pont
Ou bien ailleurs, je viendrai".

Puis, ramassant les cartes
Qui sont restées là sur la table,
Tu sais qu'il t'a laissé très peu, pas même son rire.
Comme tous les joueurs, il cherchait la carte
Qui est si délirante,
Qu'il n'aura plus jamais besoin d'une autre.
Qu'il n'aura plus jamais besoin d'une autre.

Un jour, penché à ta fenêtre,
Il te dira qu'il veut renaître,
Au monde que ta tendresse lui cache.
Et, sortant de son portefeuille
Un vieil horaire de train,
Il dit "Je t'avais prévenu, je suis étranger".
"Je t'avais prévenu, je suis étranger".


Traduction de Jean Guiloineau :

 

La chanson de l'étranger
 

Il est vrai que tous les hommes que tu connaissais étaient
des joueurs qui disaient avoir renoncé à chaque fois que tu leur
donnais asile. Je connais ce genre d'homme. Il est difficile
de tenir la main de celui qui ne veut aller au ciel que pour capituler.

Et, balayant les jokers qu'il a laissés, tu découvriras
qu'il ne t'a pas laissé grand-chose, même pas le rire. Comme tout flambeur,
il attendait une carte si forte qu'il n'aurait plus jamais besoin
d'en tirer une autre. Il était comme un Joseph à la recherche d'une étable.

Puis penché sur l'appui de ta fenêtre, il te dira qu'un jour
tu as affaibli sa volonté avec ton amour, ta chaleur et ton abri.
Et sortant de son portefeuille un vieil horaire de chemins de fer,
il te dira, Je t'ai expliqué quand je suis arrivé que j'étais étranger.

Mais maintenant un autre étranger semble vouloir que tu ignores ses rêves,
comme s'ils étaient le fardeau de quelqu'un d'autre. Tu as déjà vu
cet homme, ses bras d'or distribuant les cartes, mais maintenant
ils ont rouillé du coude jusqu'au bout des doigts. Et il veut changer
son jeu contre un abri. Il veut échanger le jeu qu'il connaît contre un abri.

Tu détestes regarder un autre homme fatigué poser la main comme
s'il abandonnait le jeu sacré du poker. Et tandis qu'il raconte
ses rêves pour s'endormir, tu remarques une grande route qui s'enroule
comme une fumée au-dessus de son épaule.

Tu lui dis d'entrer, de s'asseoir, mais quelque chose te fait te retourner.
La porte est ouverte. Tu ne peux fermer ton abri. Tu essaies la poignée
de la route. Elle s'ouvre. N'aie pas peur. C'est toi, mon amour,
c'est toi l'étrangère.

J'ai attendu, j'étais sûr que nous nous rencontrerions entre les trains
que nous attendions, je pense qu'il est l'heure d'en prendre un autre.
S'il te plaît, comprends que je n'ai jamais eu de carte secrète.
Voilà, c'est ce qu'il dit, tu ne sais pas ce qu'il recherche.
Quand il parle comme ça, peu t'importe ce qu'il recherche.

Retrouvons-nous demain si tu le décides, sur le rivage, sous le pont
qu'ils construisent au-dessus d'un fleuve sans fin. Puis tu te rends
compte qu'il quitte le quai pour le wagon-lit où il fait chaud,
il cherche seulement un autre abri. Et tu t'aperçois qu'il n'a jamais
été étranger. Et tu dis : "D'accord, le pont, ou un autre endroit
plus tard".

Et, balayant les jokers qu'il a laissés, tu découvres qu'il ne t'a pas
laissé grand-chose, même pas le rire. Comme tout flambeur, il attendait
une carte si forte qu'il n'aurait plus jamais besoin d'en tirer une autre.
Il était comme un Joseph à la recherche d'une étable.

Et penché sur l'appui de ta fenêtre il te dira qu'un jour tu as affaibli
sa volonté avec ton amour, ta chaleur et ton abri. Et, sortant
de son portefeuille un vieil horaire de chemins de fer, il te dira,
Je t'ai expliqué quand je suis arrivé que j'étais étranger.

Gérard


Freterive 1992

 

Gérard

Il me souvient de mon frère
Gérard mon grand frère
Qui est mort depuis treize jours
D’un mauvais cancer vicieux

Et je lui sais des mots à lui
Je n'oublie pas ses propres paroles
Parfois je me les remémore
Nous sommes d’un temps lointain

Il est parti sans rien dire
Sans peur et sans crainte
Pour un ailleurs lointain
Entre ses rêves, ses lectures

Et je les évoque en moi
Ces mots qui me parlent
De sa vie et de nos vies
Quelques choses revivent

Il est mort sans aucun doute
Et dans mon âme je le re-suscite
Il est là dans ces mots redits
Je connais l'art d'évoquer

Y a-t-il plus étrange
Que ces choses dites
Et nos réalités présentes ?
Le temps qui se moque !

Oleg est mort

Oleg est mort

Je viens d'apprendre la mort d'une personne de la rue que j'aimais bien
Un  homme libre, qui vivait et qui rêvait tout près, pas très loin de chez moi
Et lui il habitait dans une petite tente, cela par toutes les saisons de l'année
Je ne sais pas de quoi il est mort, c'est hélas un fait terrible, mais trop courant

Sans doute est il mort de la consomption, celle-là qu'on dit des ascètes
Oui il restait un homme qui se soignait et il était aimé de beaucoup
Il n'était jamais saoul et il nous répondait en souriant quand on le saluait
Pour moi  je sais bien sa présence dans ce même lieu pendant un  long temps

Mais sa présence là  me pose cette question: avait il un attachement pour ce lieu ?
Je le vois comme un de ces ascètes russe qui survivent dans un milieu hostile
 Oleg était il un homme de foi, mais  à quoi rêvait il alors sous sa petite tente
J'ai appris son décès, ce dernier jour du mois de janvier encore très doux

Le temps passe, les gens trépassent, la mort qui repasse et notre âme est lasse
Que dire de ces gens qui sont  dans la rue, et tous très exposés aux divers frimas
Je sais ce que je dois à ma famille ,je sais ce que je suis et je sais celui que j'aurais pu être
La seule leçon que je puisse en tirer, il n'ya pas de destin, pas de hasards mais des choix

Monsieur Oleg pourquoi avez vous choisi de vivre sous cette petite tente où vous étiez ?
J'ai beaucoup de mal à l'idée que vous n'aviez pas vraiment choisi ce destin dans la rue
Sans doute vous ne souffrez plus, il y a un ciel qui vous accueillera, monsieur Oleg très libre
Ils sont nombreux ceux qui vivent ceux qui meurent, trop solitaires dans les rues de Paris

Décès de Jean Marie Pelt

Décès de Jean Marie Pelt
 
Jean-Marie Pelt n'est plus, un écolo de 82 ans vient de mourir le 23 décembre 2015 je me rappelle de toutes ses interventions sur la nature l'écologie et les Plantes un grand du monde de l'écologie

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Le biologiste Jean-Marie Pelt est mort
Le Monde | 23.12.2015 à 15h04 • Mis à jour le 25.12.2015 à 09h56 | Par Stéphane Foucart

Jean-Marie Pelt, pharmacien, botaniste et écologiste, est mort le 23 décembre à l'âge de 82 ans.
C’est à Rodemack, le petit village de Moselle où il est né, et où est né son amour des plantes et de tout ce qui vit, qu’il a voulu être inhumé. Botaniste, biologiste, pharmacologue mais aussi écologiste de la première heure, homme de radio, écrivain et grand vulgarisateur, Jean-Marie Pelt est mort, mercredi 23 décembre, à Metz, à l’âge de 82 ans. Il a été l’une des figures les plus marquantes – et aussi l’une des plus singulières – du mouvement écologiste français, au croisement paradoxal de la science, de la foi chrétienne et de l’engagement militant.

Dans le bourg mosellan où il naît en 1933 et où il passe ses premières années « s’est jouée la première manche » de sa vie et de sa vocation, raconte-t-il dans la réédition de L’Homme renaturé (Robert Laffont, 2015). « Mon grand-père, horticulteur retraité d’un château de la famille de Wendel, les maîtres de forges de Lorraine, y avait son jardin ; un jardin de rêve, mon jardin d’Eden. » C’est là, écrit-il, qu’il se précipite chaque jour à la sortie de l’école, pour participer aux travaux de jardinage de son grand-père. « Puis venait l’instant magique où (…) il me ravissait par ses histoires : histoire des abeilles et de leurs relations amoureuses avec les fleurs, histoire des graines qui germent, histoire des plantes qui respirent et qui transpirent, elles aussi. »
« Un explorateur de mondes méconnus »

Au déclenchement de la seconde guerre mondiale, il a 6 ans. Sa famille fuit l’est de la France pour trouver refuge à Marcillat-en-Combraille, dans l’Allier. Les Pelt se ravitaillent dans une petite ferme « quasi antédiluvienne », « sans électricité, ni téléphone, ni voiture, ni aucune technologie ancienne ou nouvelle ». « La ferme parfaitement autarcique de nos amis restait sur le modèle des fermes de l’an mil, racontait-il au soir de sa vie. Le monde, lui, a plus changé pendant le déroulement de ma propre existence qu’il n’avait changé depuis le néolithique à la ferme de Marcillat. » Cette expérience de vie simple, où la subsistance est suspendue à la prodigalité de la nature, le marque profondément.

En 1959, il décroche son doctorat de pharmacie à l’université de Nancy, où il sera nommé maître de conférences trois ans plus tard. Il se distingue d’abord par ses travaux en ethnobotanique – l’étude des interactions entre les plantes et les sociétés humaines. Dans les années 1960, il arpente les montagnes afghanes et publie ses premiers travaux sur les plantes endémiques de l’Hindou Kouch et leurs propriétés pharmacologiques.

« Il a travaillé dans toutes ces zones où il est désormais impossible de se rendre, raconte Denis Cheissoux, producteur de l’émission « CO2 mon amour », sur France Inter, dont Jean-Marie Pelt était l’intervenant et chroniqueur emblématique. L’Afghanistan, mais aussi la Syrie, l’Irak, le Yémen… » Ses travaux sur les pharmacopées traditionnelles l’emmèneront également en Côte d’Ivoire, au Togo ou encore au Maroc. « Il n’était pas seulement un botaniste et pharmacologue exceptionnel, il était aussi un grand explorateur de mondes méconnus », ajoute son ami le biologiste Gilles-Eric Séralini, avec qui il partageait plusieurs de ses combats, en particulier contre l’agro-industrie.
Chrétien fervent

Il est alors, aussi, le secrétaire particulier et confident de Robert Schuman, l’un des pères de l’Union européenne, qui fut pour lui, écrira-t-il, « comme un second grand-père », et à qui il consacrera un livre (Robert Schuman : père de l’Europe, Ed. Serge Domini, 2002). Le projet européen et la politique, la mise en application des idées portées par l’écologie, ont d’ailleurs occupé une place importante dans sa vie. Amené en politique par le père de l’Europe, il devient premier adjoint au maire de Metz, Jean-Marie Rausch (divers droite), entre 1971 et 1983, et joue un rôle important dans la sauvegarde du patrimoine historique et environnemental de la ville.

« Ardent défenseur de l’écologie urbaine, Jean-Marie Pelt a fait de Metz le laboratoire d’une ville-jardin plus juste et plus harmonieuse », a déclaré Dominique Gros, l’actuel maire de la cité mosellane. Au début des années 1970, à peine entré au conseil municipal, il fonde l’Institut européen d’écologie (IEE), dont il restera président jusqu’à sa mort. En 1972, il est nommé professeur de biologie végétale et de pharmacognosie à l’université de Metz, chaire qu’il tiendra jusqu’à sa retraite, en 1993.

« Jean-Marie Pelt était d’abord et avant tout un homme profondément bon, dit l’avocate et femme politique Corinne Lepage, qui le connaissait depuis près de quarante ans. C’était quelqu’un de bienveillant, également empreint d’une profonde spiritualité. Il aurait presque pu être un homme d’Eglise ! » Chrétien fervent, habité par une foi qui ne l’a jamais quitté, Jean-Marie Pelt incarnait le versant plutôt conservateur de l’écologie politique, attaché aux terroirs, à la ruralité, peu enthousiasmé par le métissage culturel…
« Apocalypse écologique »

Dans les années 1990, face aux grandes innovations en biotechnologies végétales, il est l’un des fers de lance de l’opposition à l’arrivée des cultures transgéniques en Europe : en 1999, il fonde, avec Corinne Lepage, le Comité de recherche et d’information indépendantes sur le génie génétique (Criigen). Cet engagement contre l’introduction des OGM dans le monde agricole lui vaudra de nombreuses inimitiés. Certains chercheront d’ailleurs dans sa foi religieuse matière à lui chercher querelle, à questionner sa légitimité scientifique.

« On lui a parfois fait un procès en créationnisme, mais cette accusation est ridicule, dit Denis Cheissoux. Il était d’abord et avant tout un scientifique. » Dans un livre publié au milieu des années 1990 (Dieu de l’univers, Fayard, 1995), Jean-Marie Pelt a voulu « réconcilier le monde de la science et celui de la foi », en montrant que la rationalité de la pratique scientifique n’excluait pas le sentiment religieux, en revendiquant une méfiance profonde dans les vertus du progrès technique. Il demandait aux scientifiques de « s’arrêter ne serait-ce qu’un instant », « de descendre du train emballé du progrès et de regarder alentour, de prêter l’oreille aux plaintes d’une nature épuisée, d’hommes et de femmes harassés, désorientés par cette fuite en avant éperdue qu’il leur impose et qui les annihile peu à peu ».

« Il était aussi tout à fait conscient de ses contradictions », rappelle Corinne Lepage. Car en dépit de sa foi, il demeurait convaincu, contre la doxa chrétienne, que la crise écologique – l’« apocalypse écologique », disait-il parfois – était aussi la conséquence d’une démographie galopante.

Grand vulgarisateur, auteur de séries documentaires télévisées, chroniqueur régulier sur différentes antennes, d’abord RTL, ensuite France Inter, il a été l’auteur francophone le plus prolifique sur les relations entre la nature et l’homme, avec plus de 70 ouvrages à son actif, qui ont trouvé un large public, séduit par sa pédagogie, son engagement, mais aussi son regard singulier. « Il était à la fois totalement bienveillant envers chacun, résume Denis Cheissoux, et en même temps parfaitement conscient de l’ampleur des exactions de notre espèce. »

Haïkaïs des Fileuses

Haïkaïs des Fileuses

Curieux silence
Comme le repos très calme
De l'éternité

Pour faire son deuil
Parler beaucoup aux amis
Refaire sa vie

Ce calme rêveur
Qui dort dans la tempête
Est ce un ange ?

Le temps qui passe
Le sang qui coagule
L'enfant qui naît

Un jour du futur
J'espère bien voir
Cet enfant plus vieux

Le temps s'écoule
L'éternité qui joue
Ces quelques instants

La muse coupe
Le cordon ombilical
Et la fin du fil

Demain ? Je ne sais!
Mais moi! Où serais-je donc ?
Ma mort est à voir

Au de-là de rien
Ou ne rien vivre du tout
Cela ne se voit

LE TEMPS DU DEUIL

Image postée par l'inscritzoomzoom


Image postée par l'inscritzoomzoom

LE TEMPS DU DEUIL

Je sais un Paris qui pleure ses morts
Et qui se couvre de gerbes de fleurs
Sur les lieux où se sont passé les attentats
il y a là quelques-uns qui pleurent sans honte

Ils allument dans la nuit des lumignons falots
Pour regarder la lumière qui persiste et la vie
Dieu ou pas, il y a là une spiritualité bien réelle
Je sais des athées et des croyants tous unis

Cela se passe dans les rue d'un Paris en deuil
Ce sont bien les mêmes que ceux qui passent indifférent
Que tous ceux-là libres et fragiles, ils ont le coeur brisés
Ce sont de doux enfants de temps d'une paix naufragées

Coluche le clown aimé des faibles avec un coeur immense
il n'est plus là pour nous dire tout ce qui va mal
Je sais ces passants qui sont seuls dans leur monde
ils vivent très mal d'être agressé tous les jours

Espérons que ces tous ces événements si tragiques
ils réveilleront en nous, l'envie de vies partagées
Parfois je pleure, mais parfois aussi je souris
La morale ? Elle serait sans doute un partage

Liquidation des toutes les oeuvres de François Lauvin

Je vous joins ci-dessous quelques photographie de l'oeuvre de François Lauvin dans sa maison avant sa mort... Plus un avis de dispersion des oeuvres de François Lauvin émise par Olivier Lauvin...Si vous êtes intéressés une oeuvre dans la vie d'un artiste... Alors avant que tout disparaisse dans les poubelles de l'Histoire... Paix à ces cendres!!!

 

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Pour voir plus cliquez sur ce lien

François lauvin en juin 2009

 

Chers amis,

Je vous annonce que dans la semaine du 20 au 28 juin , tous les jours à partir de 14h, aura lieu la dispersion des oeuvres de François à Montarlot dans sa maison. Olivier LAUVIN vous accueillera.

Les adhérents sont invités à passer le voir afin de choisir une ou plusieurs oeuvres moyennant un don à notre association.Pour les non adhérents, ce sera l'occasion d'intégrer notre groupe s'ils le souhaitent. Confirmez moi votre venue, je tâcherai d'être présente durant les week end.

Pour  plus de renseignements, vous pouvez m'appeler au 06-79-32-78-00

Merci de me dire par mail si vous compter venir afin de s'organiser.

Amitiés à tous. Salima ELKEBIR-BROQUIN

 

 

L’automne des poètes,

L’automne des poètes,

Ils meurent, souvent à l’automne vers le soir.
Les poètes fragiles, mes insaisissables amis,
Ils se déchirent d’un sourire ou de longs désespoirs.
Pour un mot dans la sombre médiocrité d’une vie,

Ils sont broyés et rejetés puis balayés par les vents,
Fétus légers et tourbillonnants tels ces feuilles jaunies,
Leurs absences font très mal pendant un très long temps,
Ces voix restent l’or d'un moment celui du temps des amis,

Quand par malheurs ils meurent, ils fuient vers la splendeur,
Pour conter fleurettes aux anges et contempler le créateur.
Loin de notre terre, cette douleur aux travaux fastidieux.
Pour inventer des paradis beaucoup plus lumineux et radieux

Ce sont des poètes et ils restent d’immortels fantômes,
Ils sont exigeants, ces incroyables bonshommes,
Leurs voix résonnent comme des souvenirs du bonheur,
Quand la vie se fait noire dans un début d’horreur !

Des êtres de la lumière, aux âmes les plus ténébreuses
De jeunes éphèbes malappris aux jovialités irrévérencieuses.
Des ivrognes et de gais braillards noyés dans leurs brumes.
Des graciles papillons de la nuit brûlés par les flammes.

Ils meurent d’un mal d’amour, ils meurent de leur peine,
Ils meurent pour un mot lancé sans que rien n’advienne,
Ils crèvent de l’angoisse d’exister plus fort pour plus de lumière,
Et un soir, ils crèvent de ce rien qui n’arrive...

Trop solitaires et trop fiers

Pour Danielle Messia dont on fête aujourd’hui 13 juin 2004 les 19 ans de son décès, Pour Alain Bornert, ami poète, mort en août 1992, Pour Léo ferré, un des poètes que j’aime, A Nancy Finley, une grande dame morte, trop tôt, à Yaëlle Pellée morte trop jeune le 4 juin 2004, à Guy Perrot morts trop bêtement, à Vincent Jarry qui est lui aussi parti... Bref de plus en plus mes amis poètes morts, la liste s'allonge...


Victorugueux Paris le 13 juin 2004 fait en décembre 1996 Rajout du 23 avril 2015

Mon hommage à un gars qui a fait beaucoup pour le rapprochement des sexes

Demis Roussos et ses slows interminables du genre full contact collé-serré, très proches et aussi très érogènes, il ferait un malheur dans un monde où le virtuel et les images postées sur internet, elles ont remplacées ces premières approches très charnelles, de toutes celles là que nous avions de notre temps de vieux cons... Mon hommage personnel à ce gars qui a fait beaucoup pour le rapprochement des couples

Les temps sont durs pour les anciens animateurs de France-Inter

Après Jacques Chancel il y a 1 mois le 24 décembre 2014 c'est au tour de José Artur qui disparait ce 24 janvier 2015, annonce de sa mort aujourd'hui sur F-inter, José Artur avait 87 ans

Mon hommage personnel aux morts de Charlie Hebdo

Mon hommage personnel aux morts de Charlie Hebdo

Si...

Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;
Si tu peux être amant sans être fou d'amour,
Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre,
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;
Si tu peux supporter d'entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d'entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d'un mot ;
Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois,
Et si tu peux aimer tous tes amis en frères,
Sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi ;
Si tu sais méditer, observer et connaître,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur ;
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser sans n'être que penseur ;
Si tu sais être dur, sans jamais être en rage,
Si tu sais être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral et pédant ;
Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d'un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,
Alors les Rois les Dieux la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis,
Et, ce qui vaut bien mieux que les Rois et la Gloire,
Tu seras un homme mon fils !

Rudyard Kipling

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Quelques parts je me sens héritier
De ceux-là! qui sont morts
Des pacifistes, sans guerre
Des pacifistes, sans arme
Autres que l'humour, et la joie de vivre
Mais dieu, je le sais les reconnaitra
Dans les hommes de la paix
Tous épris de la liberté
Qui est toujours à défendre
Contre tous les cons
Et contre la haine stupide

Les dernières image de Char et Cabu

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Je suis pas sûr que l'esprit de Charlie-Hebdo, il soit viable quand je vois tous les politiques et tous les médias se mettre à parler de Charlie... Charlie un coup de pub médiatique, j'entends dire que le numéro sorti hier de Charlie Hebdo il a atteint 15000 euros chez Ebay... Oui! Charlie-Hebdo est bien mort et la réalité Charlie, c'est juste devenu juste un objet médiatique totalement désamorcé de sa charge de virulences... L'esprit Charlie-Hebdo est bien mort, il ne reste les valeurs sonnantes et très trébuchantes de Charlie... On récupère! On récupère! Je ne sais pas quoi penser et quoi dire mais voir tous ces gens sur des cercueils avec des gros carnets de chèques, je me dis ce monde d' après Charlie-Hebdo, il pue!

Ma Morte

Ma morte…

Je descendis à pas lents dans l'allée
Des résineux ombragés
Quelques pas au milieu
De tombes grises et très usagées

Quelques noms gravés
Dans une pierre toute moussue
Je savais où était cachée
Sa tombe car elle m'était connue

Je me souvenais d'elle, de ses fesses
Et ses seins, sans manière
La madone,elle reposait là-bas
Dans ce cimetière très populaire

J'allais la voir pour lui porter
Des fleurs vives, mises dans des pots
Quelques souvenirs qui me remontaient,
De son air canaille et cabot

J'avais souvent pensé à elle
Dans mes nuits et tous mes songes
Je la savais, Là sous la pierre rose
Et quelques mots, des mensonges

Celle-là n'était pas morte... Oui je le savais:
Et chaque nuit, moi je la voyais
Avec un squelette tout délicat et fragile
Qui se couvrait de chairs, car je l'aimais

Je savais qu'un jour, elle reviendrait,
Ma vie et sa vie, soient à perpette
Il fallait seulement, qu'il y ait ce jugement
Et que les tombes,elles soient ouvertes

Je voyais les ancêtres, qui se relevaient
Avec des barbichettes et des chapeaux
De très belles femmes mortes trop jeune
Qui sortaient toutes  avec leurs peaux

De charmants enfants qui sortaient aussi
Mais sans leurs parents, déjà très vieux
Parmi toutes et tous, moi je la reconnus
Mon amour, avec sa bouche et ses yeux

La Mort qui l'avait plutôt bien arrangée,
Elle avait tous mes souvenirs amoureux
Le soleil qui luisait sans problème
Avec une lumière, et un ciel resté radieux

Sans doute, je rêvais, mais la vie
N'est-elle autres choses qu'un rêve éveillé
J'embrassais sans peur, mon fantôme
Tant désiré tant aimé, je me suis réveillé

Le squelette que je tenais dans mes bras
D'une voix d'un autre monde, elle me dit: Encore!
Je ne savais plus qui était mort et  qui était vivant,

dans ma vie, et ne savais si je dors

Je fermais mes yeux et je me sentais
Pour celle là d'un amour qui est bien plus fort
Je me réveillais au petit matin et ma femme me dit,
Il faudra que tu pense  à l'électricité

Je sais des amours qui résistent à tout
Aux tracas du quotidien et à la mauvaise alacrité
Je sais aussi des grandes solitudes vécues,
Des nuits infinies, de ces choses qu'oublie la mort

Ce matin là! Toute ma solitude fut rompue
Par un violent coup de pied, une question de territoire
L'ironie de la chose, c'est que je rêve encore
De celle-là dans des lieux qui sont tous récurrents

Mes enfants, ceux que j'avais faits avec elle,
Ils me montraient un monde qui est tout différent
Je suis un Dieu, je suis un roi pour ceux que j'aime
Mais je me moque bien de l'Histoire

Les morts se rappellent à notre mémoire

Les morts se rappellent à notre mémoire
La fin d'octobre
Hallowen et la Toussaint
Je vous déteste
A ce jour qui vient
C'est Halloween et ses monstres
Prévu des bonbons

Petite fille
Ma voisine d'à coté
Viendra quêter

Elle croit encore
A tout ce qu'elle veut croire
Fariboles d'enfants

j'aime pas ces temps
Ma mère qui est morte
Un cinq Novembre

L'amour immortel
La mort reste fidèle
C'est cela la vie

Les nuits rallongent
De ces brouillards qui viennent
Nuits et Brouillard

Je vois cet exil
De ce soleil fatigué
Et mon coeur aussi

Même pas de peur
Juste ce petit manque
De toi lointaine

Du temps à passer
Je ne sais pas lendemains
Ceux qui viendront bien

Je me sens l'âme
Celle d'un phénix renaissant
Avec le printemps

Le printemps, L'été
L'automne et cet hiver
Qui se suivent

Les cycles vécus
Et ce temps tout linéaire
Le même temps

Sigismond

Sigismond

Ci-git le beau Sigismond
Qui git ici sans gémir
Et qui se moque bien
Du temps qui passe
Dors! Beau Sigismond

Le mort reconnaissant

Le mort reconnaissant

Le vieux squelette blanc, là  avec  tous ces mots usés,
Il nous parlait avec envie de cette chair bien vivante,
Et lui! De sa voix d'outre tombe, il se souvenait d'autrefois,
De l'âge heureux d'antan,  où il croquait sa vie à pleines dents,

Et ce pâle fantôme, blanc et triste, je le vis sourire doucement,
Devant cet enfant moqueur et sans peur  qui  le regardait,
Sans doute l'ancêtre, se souvenait-il  des ces temps heureux?
Où il parlait et bavardait avec des poètes un peu songeur,

Un rayon de soleil, venu de je ne sais où, les éclairait tous deux,
Et l'on ne voyait alors qu'un grand père barbu et un enfant,
Le miracle simple de la bienveillance avait fait son œuvre,
Cet enfant qui  n'avait pas de peur et qui babillait en riant,

Le matin arrivait, la promesse espérée de la douce lumière,
Ce mort? Il n'était plus un absent mais un être bien vivant,
 Entre la réalité et les rêves dans un temps vraiment  fabuleux,
Où les morts venaient manger à la table des vivants, sans question,

Ils étaient bien là, et bien visibles, pour les enfants et les cœurs simples,
Ceux pour qui  c'est facile, il admettait  cette incroyable tendresse,
Entre un très vieux monsieur et ce très jeune enfant encore confiant,
Pour certains la résurrection attendue, elle restait  une histoire de cadavre,

Je voyais des fous, dans des cimetières, avec des rites étranges,
Où le sang donné, c'était la monnaie reçue, pour une magie funèbre,
Alors que quelques enfants candides, cela  tous les jours de leurs vies,
Ils parlaient à des ancêtres sages et doux, dans des conciliabules secrets…  

Hervé Gourdel suite

J'entends aujourd'hui
des réactions relativement intelligentes
de savoir utiliser les bons mots
de savoir nommer le danger
Malheureusement c'est du pain bénis
pour les racistes comme Marine Le Pen et consorts
et faire attention aux mots que nous utilisons
Le mot Islamophobie...il est connoté guerre contre la laïcité

Le mot qui reste juste, c'est  le racisme anti musulmans
et de surtout ne pas faire d'amalgames,
Entre l'islam d'où qu'il soit et djihadistes fous
Le djihad est un mot fourre tout...
il signifie Combat intérieur contre soi-même
Et certains fous, ils font de ce combat une guerre sanglante
Contre tous ceux qui ne sont pas musulmans
Nota Bene cette position marginale, et  c'est une position sectaire
Les sectes avec des fous, c'est une idée apocalyptique
Comme certaines sectes chez les chrétiens
Ce sont des fous mais ils sont assez isolés
Tendons la main aux musulmans du quotidien
Dans un monde qui restera pacifique...

Thélème

L’abbaye de Thélème, Gargantua, chapitre LVII (1534).de François Rabelais

L’extrait :

Toute leur vie était dirigée non par les lois, statuts ou règles, mais selon leur bon vouloir et libre-arbitre. Ils se levaient du lit quand bon leur semblait, buvaient, mangeaient, travaillaient, dormaient quand le désir leur venait. Nul ne les éveillait, nul ne les forçait ni à boire, ni à manger, ni à faire quoi que ce soit... Ainsi l'avait établi Gargantua. Toute leur règle tenait en cette clause :

FAIS CE QUE VOUDRAS,

car des gens libres, bien nés, biens instruits, vivant en honnête compagnie, ont par nature un instinct et un aiguillon qui pousse toujours vers la vertu et retire du vice; c'est ce qu'ils nommaient l'honneur. Ceux-ci, quand ils sont écrasés et asservis par une vile sujétion et contrainte, se détournent de la noble passion par laquelle ils tendaient librement à la vertu, afin de démettre et enfreindre ce joug de servitude; car nous entreprenons toujours les choses défendues et convoitons ce qui nous est dénié.

Par cette liberté, ils entrèrent en une louable émulation à faire tout ce qu'ils voyaient plaire à un seul. Si l'un ou l'une disait : " Buvons ", tous buvaient. S'il disait: "Jouons ", tous jouaient. S'il disait: " Allons nous ébattre dans les champs ", tous y allaient. Si c'était pour chasser, les dames, montées sur de belles haquenées, avec leur palefroi richement harnaché, sur le poing mignonne- ment engantelé portaient chacune ou un épervier, ou un laneret, ou un émerillon; les hommes portaient les autres oiseaux.

Ils étaient tant noblement instruits qu'il n'y avait parmi eux personne qui ne sût lire, écrire, chanter, jouer d'instruments harmonieux, parler cinq à six langues et en celles-ci composer, tant en vers qu'en prose. Jamais ne furent vus chevaliers si preux, si galants, si habiles à pied et à cheval, plus verts, mieux remuant, maniant mieux toutes les armes. Jamais ne furent vues dames si élégantes, si mignonnes, moins fâcheuses, plus doctes à la main, à l'aiguille, à tous les actes féminins honnêtes et libres, qu'étaient celles-là. Pour cette raison, quand le temps était venu pour l'un des habitants de cette abbaye d'en sortir, soit à la demande de ses parents, ou pour une autre cause, il emmenait une des dames, celle qui l'aurait pris pour son dévot, et ils étaient mariés ensemble; et ils avaient si bien vécu à Thélème en dévotion et amitié, qu'ils continuaient d'autant mieux dans le mariage; aussi s'aimaient-ils à la fin de leurs jours comme au premier de leurs noces.

Gargantua, livre LVII (1534).

Version modernisée

Banquet de Thélème

Tous les morts, joyeux, très paillards et assis à la table
ils me regardaient de tous leurs vérité en ricanant de moi
Il y avait François Villon qui présidait à cette table de bois
Les vieux poètes étaient tous assis  sur leurs bancs gris

Et encore là aussi quelque poète connus du siècle passé
Entre Apollinaire, Robert Desnos et jacques Prévert
Il mangeaient des choses inouïes, des flamberge de rein
Comme du temps passé à l'écritoire, celui de l'évocation

Je voyais bien tous leur plaisir partagé dans  leurs repas commun
Ils étaient  le verbe poétique, très puissant et aussi  sans regret
D'un rien il suscitait, la vie et la mort, les oiseaux léger, le feu
Leurs appétits étaient ceux d'ogres, sans vrais corps ni remords

Il y avait un moine qui est venu de l'abbaye de Thélème
Et lui il les nourrissait de chapons et de vins très fins
Fais avec des Cépages de rêves, toujours une bonne saveur
Car leurs rêve commun, il était bien plus solide que ma vie

Oui! Moi! Je me vis alors  dans cet incroyable festin
Entre les deux fantômes de Rimbaud et Verlaine
Tandis que le sage Hugo calmement il devisait avec Virgile
Dans un latin de cuisine, mais celui dont use les Poètes

Aucun, ils ne savaient déjà plus les lendemains qui passent
Ils savaient le jour et le soleil et ils savaient aussi la nuit
Les nuits sans fins ils refaisaient le monde à leurs images
Et les jours ils dormaient ou ils jouaient tous les présages

Je sais maintenant, c'était Le banquet de Thélème
Celui d'un  poète paillard qui nous invite par un poème
Pour célébrer la vie, la chair et toute les femmes aimées
Car celles là  qui n'étaient pas des houris toujours vierge

Mais leurs maitresses, celles  qui ont vécu avec leurs vies
Tous leurs vices, toutes leurs joies et tout leur amour
Il n'y eut pas d'autres que celles qui on été aimée
Ce banquet est un banquet où moi je sais des amours

la vie, la mort et tutti quanti

La vie, la mort et Tutti Quanti

Les enfants grandissent, nous les voyons changer, se transformer
Ils mûrissent et ils ne sont pas plus sages, ni plus idiots que nous
Ils se posent des questions nouvelles et cela chaque jour qui passe
Nous n'avons pas des réponses, déjà toutes faites, à leurs questions

Mais ils restent encore nos enfants et ils vivent avec la même culture
Notre monde, il est aussi leur monde celui où ils vivent aussi
Mais les rêves que nous nous faisions, ils leur semblent étranges
Ce sont seulement  leurs manières de se divertir qui changent

Je sais que ce jour, je vois ces enfants, ils sont  bien sérieux
Entre un monde très dur et une planète qui est à sauver
Je pense souvent qu'ils ne sont pas très différents de nous
Nous étions ces rêveurs et cela dans le monde ou nous vivions

Car nous le savions déjà, il serait bon, et tout fait à notre image
Les hommes seraient plus libres, plus aimants et aussi plus sages
Car demain l'aube elle sera encore plus belle qu'aujourd'hui
Entre la révolution messianique et le monde de notre utopie

Dans les faits nous ne maîtrisons presque rien, du présent
il y a dans notre destin celui que nous voulons avoir maintenant
Pour l'avoir ou de l'être? Telle est la question qui est posée
il est écrit  quelques part... Il ne sert à rien de tout posséder sans amour

Cet amour qui se donne celui qui me fait vivre et qui m'abandonne
Il reste quelques part, entre deux lits hôpitaux et des cimetières,
Moi je sais bien! J'aime celle là qui se dit fidèle et j'aime sa foi
Il y a en moi éternel rêveur encore tous les possibles à venir

Je sais des mortes qui sont encore bien rigolotes et des lumières
Je sais la mort, je sais l'absence et je sais la vie dans un espoir
Je vois le jour la lumière et je vous dis: t je n'ai pas peur du noir
Le froid et le chaud me font frissonner le corps, le cœur et l'âme

Je sais du désir, je sais des souvenir, je sais l'amour fidèle
Je ne sais pas la mort mais je connais l'entropie qui lasse
Peut être un minimum de foi cela m reset indispensable
Je sais aussi Lucifer et  toute la splendeur de l'aurore

Un jour ou l'autre qui viendra, cela je ne le sais pas encore
La sainte aux yeux troués, elle revivra toute pleine de vie
Et ce n'est pas la morte qui sera vaincue mais seulement la mort
La mort est une absence, la vie est la lumière, l'amour est l'éternité

L'une ou l'autre

L’une ou l’autre ?

Que de perpétuelles inconnues peuplent nos nuits ?
En son temps ! Verlaine ? Il n’eut pas dit mieux
Et sans doute occupent-elles tout notre  grand ennui
Ces invisibles assidues et la seule que l’on porte aux cieux

Celle-ci ! Elle est pour moi très précise dans le cœur
Tandis que tous les fantômes de fantasmes, ils pullulent
Entre un désir très précis et toutes ces jolies libellules 
Dans nos vies il n’y a jamais qu’un sourire vainqueur

Dans nos rêves, la nuit, il est normal de toutes les désirer
Mais dans la vie, il ne reste jamais que celle que vous adorer
Je sais une femme précise et je sais bien mille bons souvenirs

Il y a dans cette belle dame choyée, toute la parole donnée
Je sais des femmes libérées, encore toutes prêtes  à se donner
Je sais des serments donnés, je sais des promesses et des désirs

Grains de Poussière

Grains de Poussière

Nous avons tous dans nos vies passées
De toutes celles que nous avons vécues
Contemplés dans un grenier poussiéreux
Ou bien dans là cuisine de notre grand-mère
Qui préparait des choses délicieuses et odorantes
Et nous l'avons tous vue, en rêvant à d'autres choses
Toute cette poussière très fine qui tombait lentement
Des petits riens éclairés par un rayon de soleil pâle et jaune
Dans ces moments lointains d'un automne éternel
Dont nous nous souvenons tous les détails

Du Temps

Du temps

Une vallée là
Dans une vieille montagne
Et qui résiste

Toutes montagnes
Elles passent avec les ères
Lentement usées

La mer infinie
Qui est toujours identique
Et le restera

Ces Nuages blancs
Perdurent depuis les débuts
Et ils s'estompent

La pluie qui tombe
Sur cette mer en furie
Mais où donc? Et quand?

Un enfant qui rit
Et qui devient adulte
Est-il le même

L’intelligence vraie
C'est celle qui se partage
Pas une élite

Les jeux de hasard
Tous les rêves qui sont faits
Et qui sont vendus

La vérité donnée
Est elle aussi soluble
Dans la politique

Capable de tout
De rien et son contraire
Pour contre-dire

Cavana... Son dernier bal avec la salope infame

Dans le genre des mauvaises nouvelles j'apprends la mort de Cavana à ma radio mais je n'en sais pas plus

François Cavana, le créateur d'Hara Kiri et de Charlie Hebdo est mort

 

François Cavana est mort le mercredi 29 janvier à l'âge de 90 ans.

François Cavana est décédé le mercredi 29 janvier 2014 à l’âge de 90 ans. Il était né le 22 février 1923. Cavana était un écrivain qui ne laissait pas indifférent. Ses mots, son style et sa grande gueule ont fait sa réputation. Il était l’auteur des Ritals, de Lune de Miel, des Russkoffs, de Bête et méchant, de Maria… Il était également connu pour avoir créé avec Georges Bernier, alias le Professeur Choron, les magazines Hara Kiri et Charlie Hebdo.

Depuis 2011, François Cavana était atteint de la maladie de Parkinson, un mal qu’il appelait "salope infâme". Il nous a quitté à quelques jours de son 91ème anniversaire alors qu’il était à l’hôpital Henri-Mondor de Créteil.

François Cavana évoque sa maladie en interview

Lire aussi : Charles Aznavour mort ? Il trouve ça "dégueulasse" !

Sur les réseaux sociaux, bien que le principal intéressé ne les utilisait certainement pas, les hommages à François Cavana sont nombreux. Souvent, ils prennent la forme de citation comme en témoignent ces quelques tweets relevés ici et là.

Il est aussi difficile à un imbécile d’être tout le temps à 100% mauvais qu’à un génie d’être tout le temps à 100% bon

Beethoven était tellement sourd que toute sa vie il a cru qu'il faisait de la peinture

Il ne suffit pas d'être con. Il faut être fier de l'être.

Lire aussi : Incendie criminel au siège du journal Charlie Hebdo

En guise d’adieu, plusieurs internautes ont également écrit Hara Ki Pleur…

Décès de Pete Seeger Grand Père du protest song

Seeger

Décès de Pete Seeger...Initiateur du Protest Song

Mort de Pete Seeger l'initiateur du protest song aux USA, ce ceux qui comme Woody Guthrie mettaient leurs musiques au service des pauvres et des opprimés il a inspiré des gens comme, Bob Dylan,Peter Paul and Mary, Joan Baez, Léonard Cohen Graeme Allwright et toute la génération des chanteurs de Folk Américain il est mort à l'hôpital à 94 ans

 http://www.lesoir.be...e-seeger-videos

 {Petites boites}

 Petites boites très étroites
Petites boîtes faites en ticky-tacky
Petites boîtes, petites boîtes
Petites boîtes toutes pareilles
Y a des rouges, des violettes
Et des vertes très coquettes
Elles sont toutes faites en ticky-tacky
Elles sont toutes toutes pareilles

Et ces gens-là dans leurs boîtes
Vont tous à l'université
On les met tous dans des boîtes
Petites boîtes toutes pareilles
Y a des médecins, des dentistes
Des hommes d'affaires et des avocats
Ils sont tous tous faits de ticky-tacky
Ils sont tous tous tous pareils

Et ils boivent sec des martinis
Jouent au golf toute l'après-midi
Puis ils font des jolis enfants
Qui vont tous tous à l'école
Ces enfants partent en vacances
Puis s'en vont à l'université
On les met tous dans des boîtes
Et ils sortent tous pareils

Les garçons font du commerce
Et deviennent pères de famille
Ils bâtissent des nouvelles boîtes
Petites boîtes toutes pareilles
Puis ils règlent toutes leurs affaires
Et s'en vont dans des cimetières
Dans des boîtes faites en ticky-tacky
Qui sont toutes toutes pareilles

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Jean Louis Foulquier est décédé

Jean-Louis Foulquier n'est plus là, il est allé voir ailleurs

Par Anne-Sophie Jahn et Charlotte Pons

L'homme de radio et fondateur du festival Les Francofolies de la Rochelle Jean-Louis Foulquier s'est éteint à l'âge de 70 ans des suites d'une longue maladie, a annoncé mardi soir France Inter, où il fut longtemps animateur. La ministre de la Culture et de la Communication Aurélie Filippetti a fait part de sa "grande tristesse", saluant "l'une des grandes voix de la station publique".

Voix familière aux oreilles des fidèles de France-Inter ("Studio de nuit", "Saltimbanque", "Y a d'la chanson dans l'air", "Pollen", "Les Copains d'abord"), il s'attachait a démontrer la variété de la chanson française et à donner leur chance aux jeunes, tout en se faisant passeur entre les générations.

Veilleur de nuit

Né le 24 juin 1943 à La Rochelle (Charente-Maritime), Jean-Louis Foulquier, fasciné par Léo Ferré à l'adolescence, monte à Paris pour réaliser sa vocation, devenir chanteur. Il se retrouve par hasard standardiste de nuit à la Maison de la radio à 22 ans, tout en chantant dans les cabarets. Deux ans plus tard, poussé par son patron Roland Dordhain et aussi par lucidité, il choisit de rester à la radio.

Passé les premiers reportages et l'apprentissage du micro, il enchaîne sur France-Inter les émissions consacrées à la chanson. Toutes seront marquées par la convivialité, la complicité. Jean-Louis Foulquier deviendra un interlocuteur privilégié des artistes.

Francofolies

En 1985, il réalise un rêve d'enfance en fondant dans sa ville natale les Francofolies, joignant ainsi sa passion de la musique à son goût de la fête. Dans la foulée du succès, des Francofolies se créent à Montréal (1989), en Bulgarie (1991), à Spa en Belgique (1994), en Suisse (1999).

Jean-Louis Foulquier, qui avait prêté au théâtre sa silhouette au légendaire Marco Polo pour "L'Histoire merveilleuses de Marco Polo" (1989), a interprété quelques rôles au cinéma ("les Mots pour le dire", "Le Démon de l'île") et sur le petit écran. En septembre 2008, après 43 ans, sa collaboration avec France Inter prend fin. Jean-Louis Foulquier consacrera les dernières années de sa vie au cinéma, au théâtre et à la peinture. Chevalier de la Légion d'honneur, il avait publié son autobiographie "Au large de la nuit", et un album de chansons "Foulquier" (1993).