Rubrique de mes nécrologies

  • Liquidation de toutes les oeuvres de François Lauvin

    Je vous joins ci-dessous quelques photographie de l'oeuvre de François Lauvin dans sa maison avant sa mort... Plus un avis de dispersion des oeuvres de François Lauvin émise par Olivier Lauvin...Si vous êtes intéressés par une oeuvre qui restera unique dans la vie d'un artiste... Alors avant que tout disparaisse dans les poubelles de l'Histoire... Paix à ces cendres!!!

     

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    Pour voir plus cliquez sur ce lien

    François lauvin en juin 2009

     

    Chers amis,

    Je vous annonce que dans la semaine du 20 au 28 juin , tous les jours à partir de 14h, aura lieu la dispersion des oeuvres de François à Montarlot dans sa maison. Olivier LAUVIN vous accueillera.

    Les adhérents sont invités à passer le voir afin de choisir une ou plusieurs oeuvres moyennant un don à notre association.Pour les non adhérents, ce sera l'occasion d'intégrer notre groupe s'ils le souhaitent. Confirmez moi votre venue, je tâcherai d'être présente durant les week end.

    Pour  plus de renseignements, vous pouvez m'appeler au 06-79-32-78-00

    Merci de me dire par mail si vous compter venir afin de s'organiser.

    Amitiés à tous. Salima ELKEBIR-BROQUIN

     

     

  • L’automne des poètes,

    L’automne des poètes,

    Ils meurent, souvent à l’automne vers le soir.
    Les poètes fragiles, mes insaisissables amis,
    Ils se déchirent d’un sourire ou de longs désespoirs.
    Pour un mot dans la sombre médiocrité d’une vie,

    Ils sont broyés et rejetés puis balayés par les vents,
    Fétus légers et tourbillonnants tels ces feuilles jaunies,
    Leurs absences font très mal pendant un très long temps,
    Ces voix restent l’or d'un moment celui du temps des amis,

    Quand par malheurs ils meurent, ils fuient vers la splendeur,
    Pour conter fleurettes aux anges et contempler le créateur.
    Loin de notre terre, cette douleur aux travaux fastidieux.
    Pour inventer des paradis beaucoup plus lumineux et radieux

    Ce sont des poètes et ils restent d’immortels fantômes,
    Ils sont exigeants, ces incroyables bonshommes,
    Leurs voix résonnent comme des souvenirs du bonheur,
    Quand la vie se fait noire dans un début d’horreur !

    Des êtres de la lumière, aux âmes les plus ténébreuses
    De jeunes éphèbes malappris aux jovialités irrévérencieuses.
    Des ivrognes et de gais braillards noyés dans leurs brumes.
    Des graciles papillons de la nuit brûlés par les flammes.

    Ils meurent d’un mal d’amour, ils meurent de leur peine,
    Ils meurent pour un mot lancé sans que rien n’advienne,
    Ils crèvent de l’angoisse d’exister plus fort pour plus de lumière,
    Et un soir, ils crèvent de ce rien qui n’arrive...

    Trop solitaires et trop fiers

    Pour Danielle Messia dont on fête aujourd’hui 13 juin 2004 les 19 ans de son décès, Pour Alain Bornert, ami poète, mort en août 1992, Pour Léo ferré, un des poètes que j’aime, A Nancy Finley, une grande dame morte, trop tôt, à Yaëlle Pellée morte trop jeune le 4 juin 2004, à Guy Perrot morts trop bêtement, à Vincent Jarry qui est lui aussi parti... Bref de plus en plus mes amis poètes morts, la liste s'allonge...


    Victorugueux Paris le 13 juin 2004 fait en décembre 1996 Rajout du 23 avril 2015

  • Mon hommage à un gars qui a fait beaucoup pour le rapprochement des sexes

     

    Demis Roussos et ses slows interminables du genre full contact collé-serré, très proches et aussi très érogènes, il ferait un malheur dans un monde où le virtuel et les images postées sur internet, elles ont remplacées ces premières approches très charnelles, de toutes celles là que nous avions de notre temps de vieux cons... Mon hommage personnel à ce gars qui a fait beaucoup pour le rapprochement des couples

  • Les temps sont durs pour les anciens animateurs de France-Inter

    Après Jacques Chancel il y a 1 mois le 24 décembre 2014 c'est au tour de José Artur qui disparait ce 24 janvier 2015, annonce de sa mort aujourd'hui sur F-inter, José Artur avait 87 ans

  • Mon hommage personnel aux morts de Charlie Hebdo

    Mon hommage personnel aux morts de Charlie Hebdo

    Si...

    Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie
    Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
    Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties
    Sans un geste et sans un soupir ;
    Si tu peux être amant sans être fou d'amour,
    Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre,
    Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
    Pourtant lutter et te défendre ;
    Si tu peux supporter d'entendre tes paroles
    Travesties par des gueux pour exciter des sots,
    Et d'entendre mentir sur toi leurs bouches folles
    Sans mentir toi-même d'un mot ;
    Si tu peux rester digne en étant populaire,
    Si tu peux rester peuple en conseillant les rois,
    Et si tu peux aimer tous tes amis en frères,
    Sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi ;
    Si tu sais méditer, observer et connaître,
    Sans jamais devenir sceptique ou destructeur ;
    Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
    Penser sans n'être que penseur ;
    Si tu sais être dur, sans jamais être en rage,
    Si tu sais être brave et jamais imprudent,
    Si tu sais être bon, si tu sais être sage,
    Sans être moral et pédant ;
    Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
    Et recevoir ces deux menteurs d'un même front,
    Si tu peux conserver ton courage et ta tête
    Quand tous les autres les perdront,
    Alors les Rois les Dieux la Chance et la Victoire
    Seront à tout jamais tes esclaves soumis,
    Et, ce qui vaut bien mieux que les Rois et la Gloire,
    Tu seras un homme mon fils !

    Rudyard Kipling

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    Quelques parts je me sens héritier
    De ceux-là! qui sont morts
    Des pacifistes, sans guerre
    Des pacifistes, sans arme
    Autres que l'humour, et la joie de vivre
    Mais dieu, je le sais les reconnaitra
    Dans les hommes de la paix
    Tous épris de la liberté
    Qui est toujours à défendre
    Contre tous les cons
    Et contre la haine stupide

    Les dernières image de Char et Cabu

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    Je suis pas sûr que l'esprit de Charlie-Hebdo, il soit viable quand je vois tous les politiques et tous les médias se mettre à parler de Charlie... Charlie un coup de pub médiatique, j'entends dire que le numéro sorti hier de Charlie Hebdo il a atteint 15000 euros chez Ebay... Oui! Charlie-Hebdo est bien mort et la réalité Charlie, c'est juste devenu juste un objet médiatique totalement désamorcé de sa charge de virulences... L'esprit Charlie-Hebdo est bien mort, il ne reste les valeurs sonnantes et très trébuchantes de Charlie... On récupère! On récupère! Je ne sais pas quoi penser et quoi dire mais voir tous ces gens sur des cercueils avec des gros carnets de chèques, je me dis ce monde d' après Charlie-Hebdo, il pue!

  • Ma Morte

    Ma morte…

    Je descendis à pas lents dans l'allée
    Des résineux ombragés
    Quelques pas au milieu
    De tombes grises et très usagées

    Quelques noms gravés
    Dans une pierre toute moussue
    Je savais où était cachée
    Sa tombe car elle m'était connue

    Je me souvenais d'elle, de ses fesses
    Et ses seins, sans manière
    La madone,elle reposait là-bas
    Dans ce cimetière très populaire

    J'allais la voir pour lui porter
    Des fleurs vives, mises dans des pots
    Quelques souvenirs qui me remontaient,
    De son air canaille et cabot

    J'avais souvent pensé à elle
    Dans mes nuits et tous mes songes
    Je la savais, Là sous la pierre rose
    Et quelques mots, des mensonges

    Celle-là n'était pas morte... Oui je le savais:
    Et chaque nuit, moi je la voyais
    Avec un squelette tout délicat et fragile
    Qui se couvrait de chairs, car je l'aimais

    Je savais qu'un jour, elle reviendrait,
    Ma vie et sa vie, soient à perpette
    Il fallait seulement, qu'il y ait ce jugement
    Et que les tombes,elles soient ouvertes

    Je voyais les ancêtres, qui se relevaient
    Avec des barbichettes et des chapeaux
    De très belles femmes mortes trop jeune
    Qui sortaient toutes  avec leurs peaux

    De charmants enfants qui sortaient aussi
    Mais sans leurs parents, déjà très vieux
    Parmi toutes et tous, moi je la reconnus
    Mon amour, avec sa bouche et ses yeux

    La Mort qui l'avait plutôt bien arrangée,
    Elle avait tous mes souvenirs amoureux
    Le soleil qui luisait sans problème
    Avec une lumière, et un ciel resté radieux

    Sans doute, je rêvais, mais la vie
    N'est-elle autres choses qu'un rêve éveillé
    J'embrassais sans peur, mon fantôme
    Tant désiré tant aimé, je me suis réveillé

    Le squelette que je tenais dans mes bras
    D'une voix d'un autre monde, elle me dit: Encore!
    Je ne savais plus qui était mort et  qui était vivant,

    dans ma vie, et ne savais si je dors

    Je fermais mes yeux et je me sentais
    Pour celle là d'un amour qui est bien plus fort
    Je me réveillais au petit matin et ma femme me dit,
    Il faudra que tu pense  à l'électricité

    Je sais des amours qui résistent à tout
    Aux tracas du quotidien et à la mauvaise alacrité
    Je sais aussi des grandes solitudes vécues,
    Des nuits infinies, de ces choses qu'oublie la mort

    Ce matin là! Toute ma solitude fut rompue
    Par un violent coup de pied, une question de territoire
    L'ironie de la chose, c'est que je rêve encore
    De celle-là dans des lieux qui sont tous récurrents

    Mes enfants, ceux que j'avais faits avec elle,
    Ils me montraient un monde qui est tout différent
    Je suis un Dieu, je suis un roi pour ceux que j'aime
    Mais je me moque bien de l'Histoire

  • Les morts se rappellent à notre mémoire

    Les morts se rappellent à notre mémoire
    La fin d'octobre
    Hallowen et la Toussaint
    Je vous déteste
    A ce jour qui vient
    C'est Halloween et ses monstres
    Prévu des bonbons

    Petite fille
    Ma voisine d'à coté
    Viendra quêter

    Elle croit encore
    A tout ce qu'elle veut croire
    Fariboles d'enfants

    j'aime pas ces temps
    Ma mère qui est morte
    Un cinq Novembre

    L'amour immortel
    La mort reste fidèle
    C'est cela la vie

    Les nuits rallongent
    De ces brouillards qui viennent
    Nuits et Brouillard

    Je vois cet exil
    De ce soleil fatigué
    Et mon coeur aussi

    Même pas de peur
    Juste ce petit manque
    De toi lointaine

    Du temps à passer
    Je ne sais pas lendemains
    Ceux qui viendront bien

    Je me sens l'âme
    Celle d'un phénix renaissant
    Avec le printemps

    Le printemps, L'été
    L'automne et cet hiver
    Qui se suivent

    Les cycles vécus
    Et ce temps tout linéaire
    Le même temps

  • Sigismond

    Sigismond

    Ci-git le beau Sigismond
    Qui git ici sans gémir
    Et qui se moque bien
    Du temps qui passe
    Dors! Beau Sigismond

  • Le mort reconnaissant

    Le mort reconnaissant

    Le vieux squelette blanc, là  avec  tous ces mots usés,
    Il nous parlait avec envie de cette chair bien vivante,
    Et lui! De sa voix d'outre tombe, il se souvenait d'autrefois,
    De l'âge heureux d'antan,  où il croquait sa vie à pleines dents,

    Et ce pâle fantôme, blanc et triste, je le vis sourire doucement,
    Devant cet enfant moqueur et sans peur  qui  le regardait,
    Sans doute l'ancêtre, se souvenait-il  des ces temps heureux?
    Où il parlait et bavardait avec des poètes un peu songeur,

    Un rayon de soleil, venu de je ne sais où, les éclairait tous deux,
    Et l'on ne voyait alors qu'un grand père barbu et un enfant,
    Le miracle simple de la bienveillance avait fait son œuvre,
    Cet enfant qui  n'avait pas de peur et qui babillait en riant,

    Le matin arrivait, la promesse espérée de la douce lumière,
    Ce mort? Il n'était plus un absent mais un être bien vivant,
     Entre la réalité et les rêves dans un temps vraiment  fabuleux,
    Où les morts venaient manger à la table des vivants, sans question,

    Ils étaient bien là, et bien visibles, pour les enfants et les cœurs simples,
    Ceux pour qui  c'est facile, il admettait  cette incroyable tendresse,
    Entre un très vieux monsieur et ce très jeune enfant encore confiant,
    Pour certains la résurrection attendue, elle restait  une histoire de cadavre,

    Je voyais des fous, dans des cimetières, avec des rites étranges,
    Où le sang donné, c'était la monnaie reçue, pour une magie funèbre,
    Alors que quelques enfants candides, cela  tous les jours de leurs vies,
    Ils parlaient à des ancêtres sages et doux, dans des conciliabules secrets…  

  • Hervé Gourdel suite

    J'entends aujourd'hui
    des réactions relativement intelligentes
    de savoir utiliser les bons mots
    de savoir nommer le danger
    Malheureusement c'est du pain bénis
    pour les racistes comme Marine Le Pen et consorts
    et faire attention aux mots que nous utilisons
    Le mot Islamophobie...il est connoté guerre contre la laïcité

    Le mot qui reste juste, c'est  le racisme anti musulmans
    et de surtout ne pas faire d'amalgames,
    Entre l'islam d'où qu'il soit et djihadistes fous
    Le djihad est un mot fourre tout...
    il signifie Combat intérieur contre soi-même
    Et certains fous, ils font de ce combat une guerre sanglante
    Contre tous ceux qui ne sont pas musulmans
    Nota Bene cette position marginale, et  c'est une position sectaire
    Les sectes avec des fous, c'est une idée apocalyptique
    Comme certaines sectes chez les chrétiens
    Ce sont des fous mais ils sont assez isolés
    Tendons la main aux musulmans du quotidien
    Dans un monde qui restera pacifique...