"Je" de Meaux

"Je" de Meaux

Paysan abrupt d'une terre prospère de l'île de France
Je rêve parfois très loin et cela en dehors de mes labours
Et quelques fois alors j'évoque en moi de beaux amours
Comme des pays lointains, situés dans des mers lointaines

Je sais des îles désertes, avec des femmes toutes fleuries
Entre des fleurs de Tiaré, et des petits riens de mes amours
Ces dames lointaines, ce sont des reines qui sont sans maître
Elles vivent sous un soleil chaud qui les éclaire et qui les aime

Moi Je suis un lot séant, entre des riens et des rêves
Tout aux bord de l'océan, avec ses vagues renouvellée
Dans une Gyre tournoyante et sans limite dans cette mer,
Vertige d'une vie et dun retour parfois sans la faim

J'ose plonger dans tous les poiscailles gris de la mer
Où je suis ce navigateurn si rare et aussi tellement gourmand
Je suis cet orpaileur entre des petits riens et des grands charmes
Il n'y a pas de la jalousie, mais juste des fleurs qui sont à ceuillir

Ma biroute de Rome et ma salière, toute maritine et Antillaise
Je sentais bien en elles, ces fanstames, de femmes libres et si fières
Et je m'abreuvais et me saoulais, de leur petites recettes de Punch
Entre des délices de l'anis vert et le choix des sucres candis

Petite dame ! Où était donc passé le copain Bibi ? Le poète !
Je savais des vers de Rome et aussi de ces verres si vides
Les camaieux tous bleus, un bouquet de ces fleurs exotiques
Que j'offrais sans façons, à la marquise de Tout Là-Bas

Tandis que monsieur Vendredi, toujours très sérieux, il me racontait
Tous ses trucs très tristes, ou plutôt parfois marrants, c'est selon
Je pensais à tous ces navigateurs, qui sont là-bas dans de hautes mers
Dans une traversée entre solitaires, sans jamais voir une seule femme

Je ne savais plus si j'étais un Lot qui soit désiré, dans cet océan
Je captais des ondes sensibles, dans un ciel qui était encore très bleu
Je ne savais pas toutes les tempètes de saison, ni les viloent cyclones
Je n'étais que solitaire dans un Paris qui reste plutôt froid

Mais je savais de ces soleils chauds et lointains, ceux que j'aimais
Les cieux que nous rêvons, ils sont plus beaux que notre réel
Et quelques fois, nous inventons un monde qui est plus lumineux
Tandis que je savais aussi des amis qui sont beaucoup trop lointains

Oublions donc cette affreuse guerre de 1914-1918 et tous ses morts !
Voyageons dans un monde qui soit beau ! Et vivons sans cette horreur !
Alors naviguons sur l'océan et nous arrivons là-bas aux Antilles
Sans voir de cadavres qui ne soient autres que des bouteilles de Rhum

Paris le 9 novembre et 10 novembre 2018

 
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