Poème banal

Poème banal

Il bouchait les trous de ses phrases avec des mots tous banals
Vous savez de ces mots qui sont extraordinairement communs
Comme s’il n’y avait jamais des mots qui ne soient pas bancals
Mais je ne savais pas lesquels de ces mots, tous ceux qui restent anodins

J’étais un veilleur de nuit, tout réveillée dans un jour très ensoleillé
Et je ne savais pas, ce que là et maintenant, je devais surveiller
Peut être devrais-je dire que le jour banal qui venait, il était bien là
Tandis que je savais aussi de ces nuits, où moi ! Hélas j’étais bien las

Je ne savais pas sous quelle latitude,  sur cette Terre il était minuit pétante
Je savais seulement des bavards... Là en bas qui causaient dans le café
En prenant un bon café et une petite chose sans doute bien nourrissante
Personne n’avait peur du temps passé et la bière coulait pour un assoiffé

Hier était hier, aujourd’hui est aujourd’hui, un temps si différent
Peut être le veilleur de nuit, il se sentait beaucoup trop indécent
Il connaissait des nuits si ardues avec des violences et des désirs
Mais il ne jugeait, ni les jours, ni les nuits mais il voyait le plaisir

Petits enfants de l’après-midi !  Saviez-vous ou vous étiez avant de naitre ?
Le veilleur, il sait le moment où étiez avant que vous soyez prêt à apparaitre
Vous savez la nuit est pleine de secrets et le jour reste une vie toute partagé
Le soleil se couche le soir et la nuit qui avance, Mais qu’avez-vous envisagé ?

Paris le 29 juillet 2018

 
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